Un si bref mariage

Le nouveau film de la troupe théâtrale les moissonneurs de Biyem-Assi intitulé « La belle-mère » décrit les péripéties d’une veuve.

Histoire pathétique que celle de Dorcas, éplorée, aussitôt mariée. Son époux, Daniel, aura trop peu vécu pour lui donner le baiser de circonstance. Il succombe à un malaise qui survient en pleine cérémonie nuptiale dans leur paroisse. Mais la tragédie n’est que le début des malheurs de la jeune veuve. Si cette dernière n’est pas chassée du domicile de son défunt mari, sa belle-mère n’hésite pas à y amener son remplaçant : le frère de l’époux, un malade mental. Or, Dorcas est déclarée enceinte, et reconnaît avoir conçu l’enfant avec le défunt avant le mariage. Ce qui indigne la belle-mère. Celle-ci n’hésite pas à porter plainte contre la jeune l’accusant de meurtre et d’escroquerie. L’affaire sera portée au tribunal au fil du scénario, riche en rebondissements. Lequel aborde, outre le veuvage (dont la Journée internationale s’est célébrée le 23 juin dernier) d’autres problématiques actuelles et courantes dans la vie des jeunes chrétiens tels la fornication, l’adultère, le fétichisme, le mensonge, la colère, la haine… Le film démontre également l’importance de la prière, de la foi et du pardon. De même, si quelques insuffisances peuvent être relevées notamment au sujet du niveau de langue, du jeu d’acteur, des ellipses ou du maquillage, l’on doit saluer la présence dans l’œuvre de performeurs.

Ce long métrage (1h) intitulé « La belle-mère », est le sixième  produit par la troupe théâtrale « Les Moissonneurs » de la paroisse de Biyem-Assi de l’Eglise évangélique du Cameroun. La première de ce film a eu lieu samedi 4 juillet dernier à Yaoundé. Selon Gislain Nyaben Koplong, réalisateur du film et président de la troupe théâtrale, le groupe a été créé en 1998. Il vit des aides et contributions de ses jeunes membres. Sa mission : propager l’évangile du Christ partout. Et les résultats, sur le plan du cinéma, sont plutôt alléchants en 17 ans. Le palmarès de la troupe affiche au moins trois prix, dont celui du meilleur film chrétien camerounais, décerné par l’Observatoire chrétien de la cité (OCC) pour le film « La marmite sacrée ».