Un samedi aux larges du Wouri

Un samedi aux larges du Wouri

Samedi 21 juin 2014, je me suis amusé à aller toucher du doigt, les réalités des bateaux en attente en pleine mer à destination du port de Douala, aux larges du Wouri. Je ne vous dis pas combien, j’ai été ahuri du spectacle que j’ai vu en pleine mer.

Aux encablures de la balise B12, à une trentaine de kilomètre des berges Sud du port de Douala, j’ai aperçu une demi-dizaine de bateaux dont un chargé des conteneurs en attente.  Plus loin de la B12, aux environ de la Balise 19, B19 à une cinquantaine Km de Douala, le spectacle est plus impressionnant ici. Que ce soit au niveau où les pirogues et autres embarcations prennent le large pour Manoka situé à une vingtaine de minutes de là où pour l’ile Cap Cameroon, j’ai pu dénombrer une cinquantaine de bateaux en attente pour rallier les différents quais de Douala. Certains parmi eux attendent depuis 3 semaines, 2 semaines ou quelques jours seulement. A cet endroit, j’ai pu toucher du doigt, l’endroit où le fleuve Wouri se jette à la mer. A cet endroit, la ville de Tiko est visible, Limbé n’étant non plus très loin.

J’ai pu aussi voir par la mer, les activités de DIT et du terminal à bois. Pour ce dernier cas, à mon entrer à l’eau, j’ai laissé les camions toujours en rang pour accéder au parc à bois. Les raisons évoquées sont le manque d’espace. Pourtant par la mer, j’ai pu voir des espaces libres dans le terminal. Il en est de même pour le terminal à conteneurs où le travail semblait tourner au ralenti alors qu’en arrière-plan, les attentes se font pressantes.

De mon point de vue, l’urgence d’agir est sans appel. Kribi, au-delà d’être une solution de rechange, ne devrait pourtant pas donner l’impression d’un plan de désossement du port de Douala. Il va demeurer et continuer à être un pilier incontournable de notre économie.

Sur cette photo en dessous, vous pouvez avec beaucoup d’attention, voir quelques bateaux au loin.

 

Kamtchang en pleine mer:Camer.be