Un proche collaborateur de Biya sème la terreur a Emombo

Le nommé Essomba en service à l’intendance de la Présidence de la République chargé particulièrement des dépenses est accusé aujourd’hui d’user du trafic d’influence pour installer une clinique dénommée Sainte Cécile au quartier Emombo en violation du décret du 6 Juillet 1992 qui exige une distance d’au moins 300 mètres après une autre formation sanitaire ayant les mêmes spécialités. Le Ministre de la santé publique mis au courant serait descendu sur le site mais complice d’un système gouvernant qui prône la violence sur citoyens au lieu d’appliquer la loi, n’aurait pris aucune mesure pour stopper cette forfaiture, laissant désemparé le propriétaire du Centre Médical de la Carrière abusé par cette violation.

Après avoir fui avec « l’effort de guerre » cotisé par plusieurs élites bétis du Centre soit environ 200 millions de Fcfa, voici que André Mama Fouda, polytechnicien de formation et Ministre de la santé s’illustre une fois de plus dans une gestion saucisson du Ministère de la santé publique. Son département ministériel qui octroie les agréments pour les établissements sensés exercer dans les soins sanitaires, est également le garant de l’ordre public.

Hormis ce fait d’arme, l’on se souvient que les objectifs assignés au Ministre de la Santé, d’après plusieurs sources, à savoir doter le Cameroun d’un ensemble d’infrastructures techniques dotée de matériel biomédical de pointe afin d’offrir des soins de santé de qualité n’a pas été atteint jusqu’aujourd’hui. Les hôpitaux camerounais ressemblant à des mouroirs font craindre même les hauts dignitaires de la république qui se précipitent à chaque occasion vers les structures étrangères pour trouver guérison. La mafia décriée depuis des lustres faisant découvrir l’octroi des marchés e livraison de matériel biomédical en grande partie à une seule société à savoir Numelec-Cameroun.

Mais pour mieux comprendre cette forfaiture, nos sources indiqueront que le décret de 1992 précise que pour exercer en clientèle privée seuls les médecins n’ont droit qu’à une autorisation délivrée par l’ordre des Médecins. Par contre, pour les non-médecins (ce qui est le cas pour Essomba ndrl) l’obligation de présentation d’un agrément délivrée par le responsable du district de santé est obligatoire. La corruption s’y mêlant, il n’est donc pas rare de constater des structures ressemblant à des WC mais ayant des autorisations en bonne et due forme au Cameroun.

En Janvier 2010, surprise sera le constat du Dr Richard Kwankeu de voir le Chef de district de santé de Nkoldongo venir lui demander des documents afin de peaufiner la procédure d’obtention d’agrément alors qu’il était un praticien ou Médecin. De quelle autorisation ou agrément parle-t-on si l’on s’en tient aux explications claires de la loi du 6 Juillet 1992 ? Dans sa bonne foi, le propriétaire de la clinique de la Carrière fournira tout de même la documentation. Ensuite, plus rien pendant des années jusqu’au remplacement du responsable du district de santé de Nkoldongo malgré de nombreuses relances déposées pour la procédure y afférente. En 2013, soit 3 ans après, la nouvelle équipe n’en fera rien et restera impassible face à ce dossier. Le 5 juin 2015, après avoir subi les affres et dégâts suite à la construction d’un R+2 d’une clinique jouxtant la sienne, le district de santé de Nkoldongo va violer la carte sanitaire en validant le dossier technique de la clinique Sainte Cécile encore en chantier.

Centre medical:Camer.be

D’après nos récentes enquêtes, le Dr Richard Kwankeu, propriétaire de la clinique « La Carrière » vient d’être convoqué par la légion de gendarmerie pour la semaine prochaine. Si l’intéressé ne connait pas encore les dessous de cette convocation, il affirmera que c’est sans aucun doute la continuité des menaces dont il fait l’objet depuis des mois alors qu’il aura décidé de porter en haut lieu l’affaire. D’après son témoignage, il ferait l’objet depuis des mois de menaces de mort et d’intimidation en tout genre de la part des ouvriers du chantier qui lui rappellent à chaque occasion qu’il ne vaut rien dans la République de Biya et qu’ils auront le dessus sur lui qu’elle que soit le temps que cela va mettre. A ce propos, ces bourreaux accélèrent depuis quelques jours les travaux de finition. Suivi par les propriétaires de la clinique qui viennent de publier des annonces demandant aux spécialistes de la médecine de venir se faire recruter pour besoin de service. La clinique Sainte Cécile, objet du conflit, partagerait la même clôture.

Désormais, suite aux menaces de mort et aux violences subies par le Dr Richard Kwankeu, il a résolu de contre-attaquer et une plainte a été déposée au Commissariat central N°1 dans l’Arrondissement de Yaoundé 1er. En attendant de déférer à celle qui lui est adressée par la Légion de gendarmerie, la bataille juridique s’annonce rude ; pourvu que le trafic d’influence ne gagne pas. Affaire à suivre.