Un cultivateur de cannabis arrêté à Bana

La gendarmerie recherche les ramifications d’un réseau de production et de consommation populaire de la drogue dans cette locaité du Haut Nkam.
C’est suite à une battue nocturne que les éléments de la brigade de gendarmerie de Bana, sous les ordres de l’adjudant-chef major Simon Nkondog, ont procédé à  l’arrestation de Félix Carlos Hako, alias « Commandant Carlos », au quartier Bapouh, dans la nuit du 4 août 2015. Coaché par sa grand’mère, avec qui il réside, il voulait prendre la poudre d’escampette. Les gendarmes ont dû tirer en l’air, pour arrêter sa course nocturne. Agé de 30 ans, Félix Hako est impliqué dans la production, la commercialisation et la consommation du chanvre indien.

Les gendarmes retiennent aussi, pour les besoins de l’enquête, Guy Marcel Dakmedeu, 33 ans. Les deux partagent en commun la culture du piment dans les montagnes et ont séjourné ensemble pendant neuf mois en prison en 2004, pour vol de câble électrique. Dans la journée, le maréchal des logis-chef Mbonga, les maréchaux de logis Romuald Badinga et Mpategue, suffisamment renseignés, étaient descendus dans son champ, au quartier Tam, à trois kilomètres de la zone habitable, pour découvrir le sanctuaire de la drogue. Sur un hectare de terrain dédié préalablement à la culture du piment, un espace escarpé sur l’autre versant du Mont Batcha, il avait planté du cannabis depuis neuf mois. Les premières récoltes avaient déjà été faites.

Selon des estimations, la quantité restante, que le reporter du Jour a visitée, avoisine 100kgs. Dans la case de passage du champ, situé à 500m de là, ils ont retrouvé l’équivalent de deux kilogrammes séché et emballé dans un filet et des feuilles en séchage pour plus de 100kgs. Hako est passé aux aveux mais persiste à dire qu’il y travaillait tout seul. A Bana, les gendarmes informent que ce champ n’est pas unique. La production et la consommation du chanvre indien prend des proportions inquiétantes. Il y a quelques années, des lycéens avaient été surpris en possession d’importantes quantités de drogue.

Ils ne pouvaient alors plus se contrôler, lorsqu’ils en avaient consommé. Le jour du marché, des jeunes gens visiblement dans un état second, narguent les forces de l’ordre.