Un colloque régional pour les droits des peuples autochtones d’Afrique centrale

Il s’agit pour les participants réunis de mercredi à vendredi dans la capitale économique, Douala, de prendre des résolutions visant à améliorer la situation des Bororos et des Pygmées

Le forum régional du Réseau des populations autochtones et locales d’Afrique centrale (Repaleac) dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) qui se tient actuellement à Douala sous l’égide des Nations unies, vise une meilleure prise en compte des droits des peuples autochtones face aux enjeux de développement.

De mercredi 26 à vendredi 28 août 2015, il s’agit pour les participants venus des pays du Bassin de Congo, d’échanger leurs expériences, et de prendre des résolutions communes visant à amener les gouvernants, à tenir compte des spécificités de ces minorités.

Pour ce qui est de l’Afrique centrale, deux catégories d’espèces humaines sont concernés, en l’occurrence, les Bororos et les Pygmées reconnus par l’ONU (Organisation des nations unies) comme populations autochtones.

Dans son plaidoyer, le Repaleac affirme que «les gouvernants ne tiennent pas compte des droits des populations autochtones lorsqu’ils entreprennent des projets de développement. C’est le cas par exemple quand on construit un barrage, on ne veut pas savoir si les populations riveraines seront inondées par les eaux».

 

Conséquence, «nous sommes obligés de quitter notre milieu naturel et devenir des apatrides, puisque des mesures de compensation comme des indemnisations ou des recasements ne sont pas toujours envisagés». Pourtant, rappelle le Repaleac, «on ne doit pas oublier que dans le Bassin du Congo, les populations autochtones vivent essentiellement de la chasse et de la cueillette».

Dans ce contexte, l’ONU qui a consacré une Journée internationale aux populations autochtones a appelé les pays de la Ceeac à inscrire dans leur Loi fondamentale, des dispositions visant la protection de ces minorités.

Par ailleurs, les participants ont poursuivi la réflexion sur les aspects ayant fait l’objet lors des assises de Repeleac à Ifondo au Gabon et à Brazzaville, au Congo.

Entre autres, le savoir-faire traditionnel concernant le cadre juridico-institutionnel, politique et diplomatie, les activités économiques et entreprises; la recherche, l’innovation, la formation et le renforcement des capacités; le partenariat et le financement; la mise en valeur des produits forestiers non ligneux.