Un bébé enterré, 7 personnes déferrées

Un bébé enterré, 7 personnes déferrées

L’histoire avait défrayé la chronique à Douala en août dernier. Un bébé enterré vivant par les membres d’une « église » réveillée dans des circonstances obscures.

L’affaire a connu une suite jeudi 11 septembre 2014, avec le déferrement de 7 personnes au parquet de Ndokoti. Le pasteur d’une église réveillée et six de ses fidèles. Les suspects avaient été interpellés en fin août par les éléments du commissariat du 17e arrondissement sur dénonciation d’une autre ouaille. Ils avaient été soumis à une première instruction judiciaire, avant d’être mis à la disposition de la Division régionale de la Police judiciaire du Littoral. Pour complément d’enquête.

Parmi les individus interpellés, appartenant tous à un même groupe de prières, se trouve la mère du bébé. D’après elle, ils auraient décidé de faire disparaitre le nouveau-né parce que conçu dans des conditions mystiques, avec un « amant de nuit ». En effet, c’est cet argument que la génitrice avait présenté pour assurer qu’elle n’avait pas failli à l’interdiction de rapports sexuels hors mariage en vigueur dans l’église.

Et face donc à cet enfant venu « d’ailleurs », le « prophète » et ses disciples ont pris l’initiative d’aller enterrer le nourrisson dans la forêt à PK23. La Pj a effectué une descente sur le terrain. La tombe a été identifiée et les suspects attendent leur sort pour homicide volontaire.

 

 

camernews-Prison

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