Un an après la ratification de L’ape D’étape…: Silence, Ou Négocie

Le Comité en charge de son suivi réuni en mai dernier à Bruxelles a adopté le règlement intérieur et discuté entre autres du calendrier de libéralisation des produits européens. Le Cameroun et l’Union européenne (UE) travaillent à la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique  (APE) d’étape  ratifié par le Cameroun en juillet 2014. La première réunion du Comité APE Cameroun-UE s’est tenue les 11 et 12 mai derniers à Bruxelles. Réunion coprésidée par le ministre en charge de l’Economie, Emmanuel Nganou Djoumessi et le chef d’unité à la direction générale du commerce de la Commission européenne, Sandra Gallina. D’après le communiqué rendu public à l’issue de ces travaux, les deux parties sont parvenues à un accord sur le règlement intérieur dudit Comité qui a été paraphé par les deux chefs de délégation. Une avancée qui permet d’assurer le bon fonctionnement de cette instance. En effet, le Comité APE est une institution paritaire qui a été créée dans le cadre de l’accord. Ce Comité est responsable de tous les domaines couverts par l’accord et de toutes les tâches qui y sont prévues. Il suit et contrôle la mise en œuvre de l’accord. Il est également chargé de résoudre les problèmes éventuels et de s’assurer que l’APE donne des résultats positifs.

Durant ces premières assises, les deux parties ont échangé notamment sur les modalités de mise en œuvre de l’Accord. Parmi les thèmes abordés, la mise en œuvre du calendrier de libéralisation des produits européens, l’impact fiscal de la libéralisation pour le Cameroun et les besoins d’appui notamment en termes de coopération au développement. L’autre point important débattu durant les travaux, les règles d’origine. En effet, comme le souligne le communiqué de l’UE, « la partie camerounaise a remis à la partie européenne un projet de protocole sur les règles d’origine ». Les parties ont également convenu de la nécessité de créer un groupe de contact, qui travaillera à faciliter les échanges sur les questions agricoles, pastorales et halieutiques.

Un an après la ratification par le Cameroun de l’APE d’étape, la mise en œuvre de cet accord suscite encore beaucoup d’interrogations. Elles étaient à nouveau au centre des échanges mardi dernier, dans le cadre d’une rencontre sur l’évaluation du processus de mise en œuvre de l’Accord de Cotonou. Des assises  organisées par le Conseil économique et social européen et auxquelles prenaient part entre autres, les représentants des organisations patronales, les délégués des milieux économiques et sociaux des Etats ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et des représentants de la société civile camerounaise. Occasion pour Gilbert Didier Edoa, secrétaire général du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), de rappeler que le Cameroun évolue dans le processus de mise en œuvre de l’accord et que sa ratification a contribué à l’accélération des négociations au niveau de l’Afrique centrale.