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Trouble social : Déclaration générale de grève pour le 28 Juillet 2014

Trouble social : Déclaration générale de grève pour le 28 Juillet 2014

Dans une correspondance adressée au Premier Ministre ce jour aux environs de 15 heures, les centrales syndicales entrent définitivement en grève dès le 28 juillet à 00h00.

Dans la mouvance de la présence surprise de Rigobert Song Bahanag venu se faire interroger sur la débâcle des Lions Indomptables, les services du Premier Ministre ont reçu la déclaration générale de grève des 11 Centrales Syndicales des travailleurs du Cameroun. Il ne pouvait en être autrement devant le mépris observé dans l’attitude de certains ministres qui croient avoir eu l’intelligence de phagocyter la tentative de grève générale avec l’approche ou l’annonce de promesses fallacieuses aux populations qui s’en mordent déjà les doigts à l’instar des bayam sellam.

Pour ce cas cité, le Ministre du Commerce leur avouera lors d’une descente que les prix ne subiront pas d’inflation et que des mesures avaient été prises pour cela. Hélas ! Quelques heures suffiront pour démentir ces allégations.

D’entame et au regard de la gesticulation « bancale » qu’orchestre certains ministres dans la république, multipliant voyages et concertations pour glaner des accords de principe où certaines résolutions se buteront toujours à la ratifications des accords par les centrales syndicales, Antoinette Tangono epse Ekoan a tenu à préciser les faits en ces termes : « Les confédérations ou centrales syndicales sont au-dessus d’un sous-secteur. »

Lui ayant emboité le pas son homologue de la  CSTC Zambo Amougou Jean Marie rétorquera : «  Nous sommes dans une logique des droits de tout le monde ». Des réponses qui devraient définitivement stopper le débat de légalité et d’interlocuteurs dans la crise qui continue à planer telle une épée de Damoclès sur la tête du gouvernement.

En riposte à cette correspondance adressée au Premier Ministre, le Ministre du travail et de la Sécurité Sociale aurait envoyé également des correspondances aux responsables des centrales syndicales pour des concertations les 15 juillet 2014 (concertations) et 16 juillet 2014 (participation à la Commission consultative du travail). Ces derniers, qui ont tenu à réitérer haut et fort leur refus de participer à une nouvelle mascarade conseillent une fois de plus le gouvernement de commencer un dialogue franc et sincère sur les revendications à eux formulés par rapport à la hausse illégale des prix des hydrocarbures à la pompe.

Ces centrales syndicales qui redemandent la mise sur pied d’une haute commission du dialogue social dans laquelle les résolutions devraient être d’application immédiate, bottent ainsi en touche le gain de temps que voudrait désormais entretenir le gouvernement au détriment du peuple. Selon Benoit Essiga, Président Confédéral d’ENTENTE Nationale des travailleurs : « Un communiqué peut-il violé une loi des finances adoptée à l’Assemblée Nationale et le Senat devrait d’abord être le débat ». Insinuant que le peuple par cet acte vient d’être floué par des individus sans foi ni loi.

Désormais sur le pied de guerre, les principales centrales syndicales annoncent que dès Lundi 14 Juillet 2014, ils commenceront la sensibilisation de la population sur le bienfondé de leurs actions qui ne sortent du giron ou des prescriptions de l’OIT.  Affaire à suivre.

 

 

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