Trois pièces camerounaises en course pour le Prix Théâtre RFI 2015

Denis Sufo Tagne («De la mémoire des errants»), Constantin Kouam Tawa («Sita») et Édouard Elvis Bvouma («À la guerre comme à la Gameboy»), sont nominés aux côtés de neuf autres auteurs

Le comité de sélection du «Prix Théâtre RFI» a retenu trois œuvres camerounaises pour l’édition 2015 de ce concours. Sur 216 candidatures reçues en provenance de 24 pays d’Afrique, le Comité en a retenu uniquement 12, en raison de «leurs qualités littéraires, dramaturgiques et pour leur originalité.»

Le jury qui évaluera les différentes pièces sera présidé cette année par le dramaturge et romancier ivoirienKoffi Kwahulé. Il comprendra également des artistes et professionnels. Le «Prix Théâtre RFI» 2015 sera remis le 27 septembre à Limoges dans le cadre du Festival Les Francophonies en Limousin.

Le Cameroun est représenté par trois auteurs à la deuxième édition de ce prix lancé en 2014.

Édouard Elvis Bvouma, Constantin Kouam Tawa, Denis Sufo Tagne dit Sufo Sufo ont été retenus pour leurs œuvres respectivement intitulés: «À la guerre comme à la Gameboy», «Sita», «De la mémoire des errants».

Il s’agit d’une deuxième nomination pour Sufo Sufo, déjà nominé en 2014 avec la pièce «Croisement sur l’Echelle de Richter». C’était l’unique texte camerounais retenu à cette édition.

«De la mémoire des errants», présenté en 2015 par l’auteur, a été écrit lors d’une résidence à Conakry, en Guinée. Sacrés meilleur texte lors de cette résidence, l’œuvre est actuellement créée au Centre culturel franco Guinéen à Conakry.

Le premier prix RFI-Théâtre, organisé en 2014 sous la présidence d’Alain Mabanckou, a été remporté par l’auteur congolais Julien Mabiala Bissila, avec l’œuvre Chemin de fer.

La sélection 2015: Source: RFI

«La Nuit porte caleçon» d’Hakim Bah (Guinée)
«Douze» de Claude Biao (Bénin)
«À la guerre comme à la Gameboy» d’Édouard Elvis Bvouma (Cameroun)
«13278 km et une comète» de Valérie Cachard (Liban)
«Errance mon gain» de France Medeley Guillou (Haïti)
«La barrière» de David Minor Ilunga Kasongo (RDC)
«Passe pas l’homme» de Faustin Raysac Keoua Leturmy (Burkina Faso)
«Sita» de Constantin Kouam Tawa (Cameroun)
«Tais toi creuse» d’Hala Moughanie (Liban)
«De la mémoire des errants» de Denis Sufo Tagne dit Sufo Sufo (Cameroun)
«Musika» d’Aristide Tarnagda (Burkina Faso)
«C’est la vie qui m’a pissé dessus» de Pelphide Tokpo (Bénin)