Trois personnes arrêtées a Bafoussam

Les mis en cause ont effectué une série de forfaits auprès des personnalités administratives et publiques.

Des citoyens mal intentionnés n’ont pas fini de faire montre d’un génie, d’un autre genre. Dans un communiqué radio-presse paru à notre rédaction, le ministre délégué à la Présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe), Henri Eyebe Ayissi fait état de ce que trois individus dont deux hommes et une femme ont été appréhendées dans ses services le 28 juillet dernier. Plus amples informations n’ont pas été données quant à l’identité de ces personnes.

Le Consupe fait mention de ce que le trio a été pris « en flagrant délit d’usurpation de titre, de tentative d’escroquerie et d’extorsion d’argent auprès de monsieur le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Bafoussam, qu’elles avaient saisies par téléphone ». Ces présumés usurpateurs brandissaient au passage un motif, celui «  d’un prétendu contrôle ». Ils avaient quelques temps avant « perpétré le même forfait auprès d’autres personnalités publiques ».

Mais, cette sale besogne a été de courte durée pour ces « cavaliers » qui  ont été mis aux arrêts, après être passés aux aveux. Et ceci,  grâce à la vigilance des éléments de la police de l’unité de sécurité opérationnelle des services du Contrôle supérieur de l’Etat.

Il ont par la suite été mis à la disposition du Procureur de la République près le tribunal de première instance du Mfoundi, qui a engagé des  poursuites judiciaires contre ces prévenus”, peut-on lire sur le communiqué signé du ministre délégué à la Présidence de la République chargé du Conseil supérieur de l’Etat, Henri Eyebe Ayissi. D’où son appel « à la vigilance de toute personne qui pourrait être exposée aux risques de ces pratiques d’arnaque et d’imposture d’individus malveillants ».

Ce cas d’usurpation est loin d’être le premier. En mai dernier, un faux commissaire divisionnaire avait été mis aux arrêts au commissariat du 2ème arrondissement de Yaoundé pour « usurpation de titre et trafic d’influence ». En avril 2014, Mbele alias Chacal, 35 ans, agent d’Elecam à Batouri (handicapé moteur), qui arnaquait les opérateurs économiques et populations de la ville sous la casquette de « chef de terre » avait été arrêté avant d’être placé en garde-à vue à la brigade territoriale de la gendarmerie de cette ville.

Le quotidien national rapporte en cette date que l’homme avait la même formule pour tromper ses victimes : « le sous-préfet de Batouri au bout de fil… vous devez verser telles sommes… ». Il disposait des numéros de téléphone des opérateurs économiques, des femmes d’affaires et même de tous les call-boxeurs de la ville. Il appelait lui-même ou faisait appeler ses victimes par des complices, « pour leur exiger des transferts d’argent ou d’autres services administratifs ».