Trois morts à Nkolkaï sur l’Axe Yaoundé-Bafoussam

L’accident est survenu dans la nuit de vendredi à samedi dernier entre deux cars de transport en commun et un camion de sable.

Sur le site du drame, dans cette localité située entre Obala et Monatélé samedi matin, les riverains s’emploient encore à régler la circulation.

Un des minibus a été dégagé sur le bas-côté de la route pour libérer l’accès aux voitures, mais difficile tout de même de circuler dans les deux sens. Dans l’air, une odeur forte du sang, mêlée aux denrées alimentaires (safous, choux, tomate…). Au regard de l’amas  de tôles enchevêtrées présent sur le site, vestige du car de transport en commun immatriculé  CE 890 FK, on a de la peine à croire que des survivants sont sortis de la carcasse. « Tard dans la nuit, nous avons entendu le ronflement d’un camion qui semblait rouler avec peine, très lentement sur la descente. Puis deux grands bruits et des cris. Nous sommes sortis et avons trouvé des voitures en épaves. Les volontaires ont commencé à aider les victimes. Les blessés ont été évacués du côté d’Obala et d’Efock. Il faut signaler que le camion semblait avoir des problèmes de frein et n’avait pas de feux de signalisation. Il se pourrait donc qu’un des bus ne l’ayant pas vu dans l’obscurité, l’ait violemment heurté à l’arrière, avant d’être amorcé par un autre bus qui arrivait dans le sens inverse », explique Valère Mba,un riverain.

Un autre témoin, camionneur, d’ajouter que, « J’ai vu ce bus un peu plus tôt et il avait des problèmes. Le motor boy était perché entre la cabine et la benne en faisant signe aux voitures de passer. Il roulait avec peine, mais ils nous ont dit qu’il n’y avait pas de problème ». Le bilan évalué sur le coup à trois morts selon les autorités policières d’Obala, pourrait s’alourdir compte tenu du nombre de blessés plus ou moins graves. Sur le site, les riverains se plaignent de ces camions transportant du sable et très souvent en mauvais état. « A une époque, les autorités administratives en avaient interdit la circulation dans la nuit. Mais de nos jours, celle-ci a repris », confie Valère Mba.