Trois milliards de F pour la réhabilitation du Centre de formation professionnelle de Nkongsamba

La convention signée lundi à Yaoundé entre l’Etat du Cameroun et une banque autrichienne permettra aussi la construction de nouveaux bâtiments dans ce centre.
C’est un investissement à long terme. La construction et réhabilitation du Centre de formation professionnelle de Nkongsamba va permettre de former, sur plusieurs années, des ouvriers qualifiés dans les domaines de la soudure industrielle, de la construction mécanique, de la mécanique-automobile, du machinisme agricole, de la transformation du bois… Des spécialités qui viennent répondre à la forte demande de la jeunesse locale et aux besoins du marché du travail dans le secteur de l’industrie. Hier, une convention de financement d’un montant de cinq millions d’euros, soit plus de trois milliards de F, a été signée entre le Cameroun et la Raffeisen Bank International, banque autrichienne. Les fonds permettront de réhabiliter les deux bâtiments dudit centre que sont l’atelier et le bloc de salles de classe. Il sera aussi question de construire deux bâtiments qui abriteront des ateliers de mécanique- automobile, machinerie agricole, soudure et usinage industriels, etc.

Le directeur Afrique subsaharienne de la Raffeisien Bank International, Guillaume Habarugira Nganije a expliqué que le secteur de l’éducation n’est pas un secteur dont les fruits sont produits dans l’immédiat. Raison pour laquelle la convention de financement prévoit un remboursement des fonds sur une période de 25 ans. Cet investissement constitue la première phase d’un programme de construction et d’équipement de dix centres de formation professionnelle sur le territoire national. D’après le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Emmanuel Nganou Djoumessi, cette convention rentre dans le cadre du programme de développement de la formation professionnelle dont l’objectif est de pallier les fragilités en termes d’adéquation de la formation du système d’enseignement au marché du travail. Il contribuera de la même manière à la professionnalisation des enseignements, au développement des compétences et à la promotion de l’innovation.