Treize Auberges Fermées À Douala V

Pour réprimer les clandestins qui se multiplient dans l’hôtellerie les contrôles se poursuivent aujourd’hui.

Douala V a pris mercredi et hier jeudi 18 juin 2015 le relais de l’opération de contrôle et de fermeture des établissements hôteliers clandestins de la ville. Selon le sous-préfet de cet arrondissement, Jean-Marie Tchakui, treize auberges hors-la-loi ont déjà été effectivement fermées par la commission mise sur pied par le préfet du Wouri le 4 mai 2015. Autour du campus principal de l’université de Douala, au carrefour Ange-Raphaël, à Bépanda, ces entreprises d’hébergement ont été mises sous scellés pour n’avoir pas reçu d’autorisation d’ouverture conformément à la règlementation. Certaines parmi elles sont réformables et d’autres irrécupérables.

Hier et aujourd’hui, les contrôles devaient se poursuivre dès lors que le travail de repérage préalable réalisé par la commission a recensé 57 établissements qui subissent l’inspection. Et éventuellement la fermeture. « Leur état est en effet indescriptible, l’on trouve des fosses septiques non recouvertes, des toilettes non conformes… L’insalubrité qui y règne est indescriptible », a indiqué le sous-préfet Jean-Marie Tchakui. Une raison suffisante pour avertir les contrevenants déjà frappés : les fraudeurs qui tenteront d’exploiter leur affaire sans s’ajuster ou en brisant les scellés seront sévèrement sanctionnés.

La descente répressive des autorités administratives (y compris celles en charge du tourisme) s’est justifiée par les nombreux désordres que les services publics y ont constatés, a expliqué M. Tchakui. La planification des activités de grand banditisme y trouve un cadre adapté. Qui plus est, une jeune dame a été récemment retrouvée morte dans une auberge de Ndogsimbi, dans l’arrondissement voisin de Douala III. Le propriétaire de l’établissement n’a pas été identifié. Le préfet du Wouri a donc autorisé l’opération d’assainissement qui va se poursuivre jusqu’au mardi prochain 23 juin 2015.