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Transformation du cacao: Les chocolatiers de France lorgnent le Cameroun

Transformation du cacao: Les chocolatiers de France lorgnent le Cameroun

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a reçu ce lundi 14 août 2017 le vice-président de la confédération des chocolatiers et confiseurs de France, Daniel Mercier.

Il a été question pendant les deux heures d’échange entre le membre du Gouvernement et son hôte de mettre en place un cadre de collaboration permettant la transformation locale d’une partie de la production du Cameroun afin de faire profiter l’ensemble de l’économie camerounaise en général et les producteurs de cacao en particulier.

En effet, la production du cacao camerounais ne cesse de croître. Le pays a produit 269 495 tonnes de cacao au titre de la campagne 2015-2016, contre 232 530 tonnes lors de la saison précédente. Soit  une augmentation productive de 36 965 tonnes de cacao.

Cependant, la filière traverse depuis quelque temps des zones de turbulence à cause de la chute des cours sur le marché international dont les origines se trouvent tantôt dans la hausse de la production (15% d’augmentation), dans la demande que l’on dit stagnante, voire en régression. Cette situation a fait des centaines de tonnes de cacao invendues au cours de la dernière saison.

Face à cette situation, le Cameroun ambitionne de mettre sur pied une stratégie capable de contenir les fluctuations qu’impose le marché. Cette stratégie passe par la transformation locale. Pour Daniel Mercier, l’option prise par le Cameroun de transformer son cacao est un grand apport pour tous les acteurs de la filière.

«Le Gouvernement a élaboré une stratégie qui consiste à transformer localement 40% de la production. Et pour ce qui est destiné à l’exportation, d’améliorer sensiblement la qualité de manière à nous situer dans les produits dits haut de gamme et pouvoir ainsi permettre une meilleure rémunération du producteur. Quoi de plus  normal de nous tourner vers ceux-là qui peuvent nous permettre d’atteindre nos objectifs», a expliqué le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana.

«Nous avons donc fait appel à la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France qui est spécialisée dans ce qu’on appelle les chocolats gourmets qui sont une espèce de niche. Un petit marché, mais un marché porteur de valeur ajoutée et un marché qui sert de référence pour anoblir la fève camerounaise et pouvoir mieux la vendre aussi bien auprès des industriels qu’auprès de ces artisans chocolatiers», a-t-il poursuivi.

Pour les maîtres chocolatiers  français, il faudra certes transformer, mais surtout transformer la qualité. Le ministre du Commerce a rassuré de la bonne qualité du cacao camerounais. «Une marque que protègent les pouvoirs publics à travers diverses actions du Conseil interprofessionnel du Cacao et du Café», a dit Luc Magloire Mbarga Atangana.

Le séjour des chocolatiers et confiseurs français au Cameroun se poursuit mardi par une descente dans le bassin de production du Nyong-Ekelle, région du Centre, pour toucher du doigt et voir de leurs propres yeux.

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