Traditions & Légendes : Voici les 10 catégories de mariage chez les Duala

Dans la tradition Duala, chaque événement de mariage porte un nom de référence.  Celui-ci est donné en fonction des événements qui ont concouru à ce que ce mariage ait lieu. Today, on vous propose, les noms de dix catégories de mariage chez les Duala.

 

1-Bila : C’est le nom qu’on donne aux mariages qui ont eu lieu, avec les femmes qui pendant les guerres tribales étaient arrêtées, données en guise de tribut, et qui plus tard devenaient les épouses des hommes de la tribu opposée. Ces mariages symbolisaient des alliances entre les deux clans et ceux-ci mettaient un terme aux guerres.

2-Bema : C’est le nom qu’on donne aux mariages dans lesquels, les familles des filles qui vont en mariage, reçoivent des présents en guise de reconnaissance pour l’éducation qu’ils ont donné à leur fille. Si ça ndem après oooh, les familles ont déjà tchop.

3-E Si Be Bema: Ici c’est le ndem total. C’est le genre de mariage où la famille n’a pas vu la couleur de la dot, on suppose seulement que le gars a fait « un vient on reste » à durée indéterminée, la famille a attendu au point où ils ont seulement donné les mains, père épouse seulement même si tu n’as rien on va do how ? C’est la nouvelle technique des gars pour ne pas buy la dot.

4- Jolo : Ce sont des mariages qui à la base sont des arrangements entre deux amis, deux familles qui décident d’unir leur familles. C’est vrai d’aucun peuvent décrier le fait que, on doit laisser chacun choisir librement, mais chez les Duala comme dans certaines tribus, cette démarche rassurait juste les deux familles de savoir qu’il existait déjà certains liens entre les eux.

5- Joba La Besua : Chez les Duala, les lutteurs ont toujours eu un statut très particulier, au regard de la popularité qu’ils ont acquis auprès de la communauté. Du coup, les meilleurs lutteurs se voient proposer les femmes en mariage en guise de récompenser après une victoire à la suite d’un combat. C’est ainsi que lorsqu’un grand lutteur se mariait, on donnait ce nom en langue Duala.

6- Jo : Cette catégorie de mariage est un peu sombre dans la mesure où, celui-ci est organisé pour réparer un préjudice subi. Il peut arriver que la femme qu’on prend pour épouse est stérile, soit il y’a eu un meurtre, une dette impayée comme se fut dans le passé ou la mort de la femme ou de l’homme dès la première année de mariage. Alors les deux familles par un arrangement mutuel, opte pour un remariage.

7- Ma Damea : De manière littérale cette expression désigne un mariage où la jeune fille a été enlevée de force dans sa famille. Soit par un fiancé incapable de payer la dot, jugée souvent très coûteuse. Parfois cette pratique se faisait entre village, les hommes allaient voler les filles des autres villages pendant qu’elles rentraient du marché, de la rivière ou du champ pour faire d’elles des épouses et vice versa.

8- Ma sangwa : Chez les Duala, à la suite du décès  d’un membre de la famille, ses frères peuvent se marier avec la veuve de ce dernier dans le souci de préserver sa lignée. Avant ce type de  mariage était vraiment possible, mais plus le temps passe il n’est plus d’actualité et quand bien on en parle, cela engendre des tensions dans la famille, allez vous-même savoir pourquoi.

9- Tuba l’a Mbodi Diso : Un autre mariage du ndem. Cette catégorie de mariage, c’est lorsqu’on s’est rendu compte que entre les deux mariés il existerait un lien de parenté, avec lien de sang. Pour effacer cette impureté, on sacrifie une chèvre en la crevant d’abord les yeux, puis on l’égorge.

10- Esila : Mariage égal mariage non?  Pas chez certains Duala. Un mariage où les gars n’ont pas tchop, vous-même imaginer les menus, les gars n’ont pas jong ou reçu des présents, père pour eux si tu viens avec tes histoires de foleré, de matango, bref le minimum tu n’as rien fait. C’est ce genre de mariage qu’on call Esila, qui veut dire un mariage au rabais.