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Tractations: Le SDF fixe ses conditions pour l’entrée au Gouvernement

Tractations: Le SDF fixe ses conditions pour l’entrée au Gouvernement

Dans un communiqué rendu public hier mardi 27 janvier dernier et signé de son Premier vice-président, Joshua Oshi, le Social democratic front (Sdf) dément les tractations avec le pouvoir en place, en vue d’une possible entrée au gouvernement. Tout en indiquant sa volonté d’intégrer un gouvernement de salut public formé par le régime en place.

Le premier vice-président du parti du 26 mai 1990 tient à faire une précision de taille. A savoir que l’entrée au gouvernement n’a jamais été inscrite à l’ordre du jour des travaux du Comité exécutif national du Social democratic front, tenus à Bamenda le 26 janvier 2014. Pourtant, des journalistes accrédités à cet évènement ont révélé que ce sujet à été amplement abordé au cours des échanges. Un confrère de la presse nationale annonçait même dans l’une de ses récentes publications, que les conditions posées par le parti de Ni John Fru Ndi sont relatives à l’allègement de l’équipe gouvernement. Le Sdf souhaiterait, selon ce confrère, la mise sur pied d’un gouvernement d’une vingtaine de membres seulement. Et que dans ces conditions, les camarades du chairman suggèrent la surpression du poste de secrétaire d’Etat.

Faux! Rétorque Joshua Oshi, par ailleurs député sous la bannière du principal parti de l’opposition au Cameroun, à l’Assemblée nationale. «Au cours de ce comité exécutif national, aucune allusion n’a été faite concernant l’entrée au gouvernement. A titre d’illustrations, les résolutions du parti prises à l’issue de cette rencontre n’en font pas cas. Le Pv encore moins», écrit – il dans un communiqué signé le 27 janvier 2014 à Douala. Il indique clairement que la position de son parti est connue de tous, à savoir qu’il ne veut entrer au gouvernement que par des élections et non pas par des nominations. «Cela n’exclut toutefois pas le fait pour des raisons politiques, nous pouvons être amenés à envisager l’éventualité de notre entrée dans le cadre d’un gouvernement de salut public pour sortir le Cameroun de la crise profonde dans laquelle nous sommes et qui a par ailleurs été reconnue par monsieur Biya lors de son adresse à la nation le 31 décembre dernier. Pour le moment, le pouvoir n’a jamais contacté le Sdf de façon officielle pour une entrée au gouvernement», tranche la deuxième personnalité du parti qui prône l’égalité des chances et le pouvoir au peuple.

Ce cadre du Sdf poursuit d’ailleurs en faisant savoir que si le pouvoir en place estime que la contribution du Sdf est impérative pour un gouvernement de salut national, le parti étudiera la possibilité d’y faire partie et informera le peuple camerounais en temps opportun. Un véritable jeu de Ping pong auquel se livre le Sdf sur son éventuelle entrée au gouvernement.

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