Terrorisme: Une fausse alerte-attentat crée la panique à Douala

La débandade causée par la folle rumeur au quartier Ngogsimbi mercredi 29 juillet denier a obligé le sous préfet de Douala 3ème, Zakariatou Njoya et son état major, à descendre sur le terrain pour s’enquérir de la situation, calmer et rassurer les populations.

La fuite de l’ammoniac dans une entreprise brassicole située aux encablures du carrefour Ndokotti à Douala a été à l’origine d’une panique généralisée mercredi dernier. Dans son édition du jeudi 30 juillet 2015, le quotidien « La Nouvelle Expression » rapporte que l’affolement engendrée par cette situation a causé des bousculades.

Alors que les populations vaquaient tranquillement à leurs occupations comme à l’accoutumée, elles ont été informée d’une attaque de Boko Haram dans le coin. Prises de panique elles se sont mises à courir dans tous les sens, sans toutefois avoir vérifié l’information. C’est après une demi-heure de course folle qu’elles se sont enfin rendu compte de ce qu’il n’en était rien, écrit le journal.

En effet, les employés d’une entreprise brassicole de la place ont découvert qu’il y avait une fuite d’ammoniac dans leur entreprise. Après avoir stoppé la fuite, ils ont alerté les sapeurs-pompiers. Pendant que ces derniers étaient sur place, l’odeur du composé chimique s’est propagée. Des employés d’une société voisine ont pris la fuite criant qu’il y a une bombe chez leur voisin. Les populations paniquées ont cru à la présence d’un kamikaze de Boko Haram dans le quartier.

Après l’échauffourée, le calme est revenu. Plus de peur que de mal. Aucun blessé n’a été enregistré. Le préfet de Douala 3ème Zakariatou Njoya, a invité les habitants du quartier Ndogsimbi à collaborer avec les forces de l’ordre, à les informer du moindre mouvement suspect qu’ils observeront dans leur entourage.