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Terrorisme: Un kamikaze abattu dans un camp de déplacés à kolofata

Terrorisme: Un kamikaze abattu dans un camp de déplacés à kolofata

La jeune femme avait l’intention de se faire exploser au milieu de milliers de personnes.

Cette histoire se déroule dans la nuit du 21 au 22 novembre 2016. Dans un camp de réfugiés et déplacés de Kolofata où ces derniers viennent juste de prendre un repas, un cri assourdissant rompt le silence alors que les habitants du camp s’apprêtent à regagner leurs chambres respectives. En fait, une femme kamikaze vient juste de faire son entrée à l’intérieur du camp.

Sanda Modou, membre du comité de vigilance de Kolofata raconte: «quand nous sommes arrivés dans ce camp qui n’est pas éclairé, les occupants s’agitaient dans un noir total. Nous étions avec les forces de l’ordre, il nous a été dit qu’une femme suspecte s’est cachée dans les champs de maïs qui jouxtent le camp. J’étais là avec les éléments de la Force Multinationale Mixte, car nous patrouillons le plus souvent ensemble. On nous a indiqué où elle se trouvait. Nous l’avons distinguée dans l’ombre, mais personne n’osait s’y aventurer. Aucun soldat n’a osé prendre les devants. Bien qu’étant mal armé, puisque je ne détiens qu’une arme à feu de fabrication traditionnelle, j’ai décidé de traquer cette kamikaze. Je me suis approchée à moins de dix mètres et j’ai ouvert le feu sur elle. Elle a été atteinte au côté droit du ventre et s’est écroulée».

Selon les témoignages, c’est aux environs de 20h que la femme kamikaze s’introduit dans le camp de Kolofata. Habillée en pagne et recouverte d’un voile sur toute la partie supérieure de son corps, elle cherchait à dissimuler les charges qu’elle portait sur la poitrine. En fait, il se passe que ce jour, c’est une habitante du camp qui l’aperçoit et l’identifie comme une étrangère. «Bombe ! Bombe !», crie-t-elle. C’est une alerte qui met tout le camp en panique. «À notre arrivée dans le camp et après avoir pris des renseignements auprès de ceux qui ont aperçu la femme-kamikaze, les militaires avec qui nous étions ont dû tirer en l’air pour ramener le calme», raconte une fois de plus Sanda Modou.

Il faut préciser que le camp de Kolofata est logé dans l’enceinte du lycée. Il compte environ 5 000 personnes.

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