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Terrorisme: Le film du massacre de Boko Haram à Gakara (Extrême-Nord)

Terrorisme: Le film du massacre de Boko Haram à Gakara (Extrême-Nord)

L’attaque des terroristes le 24 août 2017 dans ce village a fait 11 morts. 8 personnes ont été enlevées, sans compter les dégâts matériels importants.

Le récit donne froid au dos. Dans son numéro du 28 août 2017, L’Œil du Sahel revient sur l’incursion quatre jours plutôt des éléments de Boko Haram à Gakara, village situé dans l’arrondissement de Kolofata, département du Mayo Sava dans la région de l’Extrême-Nord. Le bilan de l’attaque est lourd. 11 morts8 personnes kidnappées et 35 habitations incendiées.

Les habitants, sous le choc, se sont confiés au journal. « Ces derniers mois, nous avons été régulièrement assiégés par les terroristes. Mais jamais, nous n’avons enregistré autant d’atrocités au cours d’une attaque. Ils avaient l’habitude de nous dépouiller seulement de nos biens, sans toutefois porter atteinte à nos vies », affirme Ousman Zoua un résident de la localité.

L’attaque, souligne notre confrère, a été minutieusement préparée. Les terroristes, une quinzaine environ, ont d’abord bloqué les routes qui relient Gakara aux localités environnantes. Ils ont ensuite envahi le village et commencé à tirer en l’air. Le témoignage d’Ousman Zoua est édifiant.

« J’étais à l’intérieur de ma chambre quand ils ont commencé à tirer. Les coups de feu partaient de partout. J’ai voulu de réfugier dans le champ de maïs situé près de ma concession, mais aussitôt que j’ai ouvert la porte, ils m’ont cueilli. Ils ont dit qu’ils allaient me tuer parce que nous les avons trahis en collaboration avec les militaires et les comités de vigilance. J’ai reçu des coups au cou avec la crosse du fusil. Je savais que j’étais un homme mort. Que je tente de m’échapper ou pas, ils allaient m’assassiner… Je m’étais alors dit intérieurement que quoique les carottes soient cuites pour moi, je dois quand même tenter ma chance. C’est comme ça que j’ai engagé la course et je suis rentré dans le champ de maïs. Ils ont tiré plusieurs coups dans ma direction. J’ai réussi à me cacher. Mon frère cadet qui voulait s’échapper avec moi, a dû renonce, car il a cru qu’ils m’avaient abattu. Il a perdu courage et s’est réfugié dans sa chambre où ils sont entrés le retrouver avant de le cribler de balle », raconte O. Zoua.

Les assaillants ont aussi mis le feu à plusieurs concessions. Ils auraient commis plus de crimes, si les forces de défense n’étaient pas intervenues. Les militaires d’Assighassia et de Kérawa sont intervenus et les terroristes ont pris la fuite, en amenant avec eux 8 personnes. Il s’agit de : Abba Dougdja, Malloum Boukar, Malloum Garba, Malloum Ramadan, Sali Gnenousse, Boukar Ismaïla, Sali Baba, Boukar Oumate.

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