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Terrorisme: Des détenus présumés membres de Boko Haram obtiennent le droit d’aller passer trois jours avec leurs conjoints et enfants

Terrorisme: Des détenus présumés membres de Boko Haram obtiennent le droit d’aller passer trois jours avec leurs conjoints et enfants

C’est une initiative du Comité International de la Croix Rouge.

Le quotidien Mutations édition du 22 novembre 2016 rapporte qu’une quarantaine de personnes présumées membres de la secte Boko Haram viennent d’obtenir le droit de passer trois jours avec leurs conjoints et leurs enfants, à l’initiative du Comité International de la Croix Rouge (CICR). Ces derniers, transportés depuis l’Extrême-Nord, sont pris en charge par le bureau régional du CICR, précise le quotidien. La rencontre avec leurs proches aura lieu entre mardi et jeudi prochains. Ils sont actuellement en détention à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé.

«Constitués en majorité de conjointes et d’enfants, ces arrivants avec l’autorisation de la justice militaire pourront ainsi passer des journées entières en compagnie des leurs», écrit Mutations. Il est à noter qu’il s’agit là de la deuxième visite familiale de ce genre dont bénéficient les pensionnaires de cette prison et qui est organisée par l’organisme humanitaire. La première avait donc eu lieu du 12 au 13 octobre dernier. Elle avait ciblé 7 familles.

Sur le nombre de personnes en détention à l’heure actuelle au Cameroun pour des faits de terrorisme, Cellou Mamadou Bah, le coordinateur adjoint en protection du bureau régional du CICR en charge de la détention déclare que «nous n’avons pas vocation à juger ou à savoir ce que les gens ont fait pour se retrouver en prison. Notre mission consiste à nous assurer que ces personnes jouissent de conditions de détentions acceptables et sont traitées avec dignité». Ce dernier ajoute que ses services ont effectué dans ce sens le suivi individuel de 394 prisonniers dans ce cadre et ont visité 5500 détenus «essentiellement dans les lieux de détention de l’Extrême-Nord, de l’Est et à Yaoundé».

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