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Tentative de suicide dans une mosquée

Tentative de suicide dans une mosquée

Une enseignante d’école primaire à essayer de se donner la mort dans la mosquée d’Alhadji Abbo.

Le 26 mai 2015 aux alentours de 18 heures, une dame âgée de 30 ans, répondant au nom de S. Charlotte, enseignante à l’école publique de Kalmandji dans l’Adamaoua, s’introduit dans la mosquée de l’homme d’affaires et homme politique Alhadji Abbo située au petit marché de Ngaoundéré. Elle transportait deux litres de carburant. Cette dernière asperge le liquide inflammable sur le tapis étalé au sol avant de faire pareil sur son corps.

Par la suite, elle essaye d’enflammer le combustible en claquant, à trois reprises une allumette. C’est alors que quelques fidèles vont se rendre compte du manège qui se déroulait. Par un geste brusque, ceux-ci vont réussir à l’immobiliser au sol. « Si on n’était pas intervenu rapidement, cette dame serait morte aujourd’hui parce qu’elle était vraiment déterminer à mettre fin à sa vie», lance Abdoul Bagui, témoin oculaire de la scène.

Après cet acte de bravoure des fidèles de ladite mosquée, ils ont sur le champ conduit la dame vers le poste de commissariat de sécurité publique de Ngaoundéré. Des sources concordantes indiquent que  ceux-ci  ont été repoussés par les éléments de la police locale, d’où leur choix de se rendre par la suite à la compagnie de la gendarmerie de Ngaoundéré où la jeune dame est incarcérée en ce moment.

Pour l’instant, plusieurs supputations évoquent que cet acte de suicide est de nature à mettre à nu certains problèmes dans la région de l’Adamaoua. D’aucuns assimilent cette situation aux conditions difficiles que traversent les enseignants dans la région de l’Adamaoua, avec notamment plus de 500 maîtres de parents n’ayant aucune perspective d’avenir. Tandis que d’autres pensent que c’est un règlement de comptes vis-à-vis de la personne d’Alhadji Abbo, moins attentif aux questions d’éducation dans la région. Selon des sources proches du dossier à la gendarmerie, l’enseignante qui a voulu se donner la mort, souffre d’une maladie mentale.

Etant donné qu’après son arrestation, sa famille s’est rendue à la compagnie de la gendarmerie de Ngaoundéré, avec toutes les pièces médicales attestant son état de santé. « Les pièces sont vraies mais ce qui est étonnant, c’est qu’elle s’exprime très bien», souffle un agent de la gendarmerie. Malgré tout, on apprend qu’une enquête est ouverte à la gendarmerie pour déterminer les motivations réelles de l’acte de cette enseignante de l’école publique de Kalmandji.

 

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