Tendance: vous avez dit « chaussures de pluie » ?

En compensés, pieds-nus, ballerines, mocassins, elles assurent grâce à leur matière plastique.

Des chaussures en plastique de diverses coupes sont de plus en plus prisées à Douala en ces temps de pluie. De la botte à la ballerine, en passant par les pieds-nus, elles ont subi plusieurs formes de remodelage selon les tendances. La dernière en date reste la version en chaussure haute, ayant une semelle assez épaisse (compensée), appréciée de certaines femmes.

On la retrouve sur le marché sous différentes couleurs. « J’aime ces nouvelles formes de tchakas. Je viens d’en acheter trois paires, une ballerine, une pieds-nus et une compensée. Elles sont pratiques par ces temps et permettent de rester branché », explique Gaëlle M., étudiante en droit.

Cela dit, le prix de ces chaussures ne met pas tout le monde d’accord. Il a pratiquement doublé depuis le début de la saison, au bonheur des vendeurs. Il est passé de 1500 F à 2500 F la paire de bottes, de ballerines et de pieds-nus excepté. Les « compensées », elles, sont beaucoup plus onéreuses : 4500 F la paire.

« J’achète la paire de chaussures à 1000 F au « marché chinois » pour les coupes simples. Les coupes tendances valent plus, raison pour laquelle elles sont plus chères à la revente. La demande est assez élevée et les stocks sont vite écoulés », affirme Marcel D., vendeur. Le jeune homme ajoute : « Les coupes en talons sont déjà en fabrication ».

Malgré cette tendance, certaines personnes trouvent ces chaussures moins attrayantes que celles ordinaires. C’est le cas de Céline F., étudiante, qui estime que « ces chaussures n’ont rien d’élégant. Certes il faut s’adapter à la pluie, mais il faut également regarder ce que l’on porte. En de ce qu’elles coûtent, on l’utilise juste pendant deux mois ». Les goûts et les couleurs…