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Technologie : les 4 changements majeurs du multimédia en Afrique

Technologie : les 4 changements majeurs du multimédia en Afrique

Ça a changé chante-t-on souvent. Eh oui, la technologie a apporté de nombreuses

améliorations dans la vie des hommes en général mais il est des signes souvent

imperceptibles qui pourtant montrent un réel changement dans la vie d’une société entière.

Eric Mpande, consultant en économie digitale pour kaymu.cm et Ngono Messala Yvonne,

sociologue comportementale, ressortent les 4 signes de changements en Afrique grâce ou à

cause du numérique.

Les signes ne mentent jamais, qu’ils soient précurseurs ou consécutifs. Une société de

normes traditionnistes qui s’est vu fusionnée à la modernité, gagne toujours des apports sur

des plans, fussent-ils négatifs ou positifs. Ainsi, bien loin de faire peser la balance sur l’un ou

l’autre des cas, ces experts ressortent les usages récurrents et leurs impacts dans la vie de

tous les jours.

La connectivité au monde

« C’est devenu le moteur principal de la vie active », déclare Eric Mpande. Toutes les

couches sociales s’y retrouvent. Se connecter au monde signifie exister. Les réseaux

sociaux et les messageries électroniques, davantage boostés au travers de l’implication des

appareils multimédias, a resserrés les liens entre les personnes de par le monde. « Il ne

suffit même plus de connaitre une personne pour devenir « ami » avec elle. C’est le principe

de l’internationalisation du monde en un village dit planétaire », affirme Ngono Yvonne.

La vampirisation par l’outil multimédia

Ceci s’avérerait être la résultant du premier point. Les individus n’ayant pas su dominer le

pouvoir des nouvelles technologies ont été dominées par celles-ci. Leur mode de vie est

basé sur le prototype de la mécanisation (taylorisme) de l’Homme. « Tous sont connectés

sur leur téléphone portable ou derrière leur ordinateur et ils y passent en moyenne six

heures par jour sans contact avec le monde qui les entoure. Ils sont repliés sur eux-

mêmes », s’offusque Yvonne. D’après ses dires, le multimédia provoque l’asocialité de

l’homme. Pour Eric, c’est tout le contraire : « le multimédia aide à s’évader dans ce monde

plein de chaos et de trouble ! C’est le parfait exutoire et l’âme sœur des personnes très

occupées ou isolées ».

L’information

Ce point fait l’unanimité. Il y a tellement de sites, de ressources web, de moteurs de

recherche qui rendent l’accès à la bonne information très accessible. « Il vous suffit par

exemple d’aller sur wikipedia.org et de faire une recherche et la trouver librement alors

qu’autrefois elle coûtait cher », précise Yvonne. Travailleurs, étudiants et autres artisans ne

le démentiront pas.

La possession de liberté et la traversée des frontières

Cette valeur immatérielle qui est aussi précieuse que de l’or est l’un des facteurs les plus

puissants du multimédia. Des règles et conventions ont été brisées grâce à l’internet et au

multimédia notamment. D’après des études menées par Yvonne sur l’interaction

comportementale des Hommes avec l’outil web, 6/10 personnes interrogées vouent un

temps sacrés à la quête de leur liberté qu’ils estiment volée ou restreintes dans la société à

laquelle ils appartiennent. « S’ils veulent devenir des super-héros ; vivre une vie qu’ils ne

peuvent connaitre dans le monde réel ; briser des interdits ; se sentir avoir le contrôle du

monde, pour eux internet et ses tentacules sont la ressource phare », déclare Yvonne.

L’optimisation et la création de néo-industries

Sur ce point, l’Afrique continue son ascension et les pas déjà marqués sont incroyablement

remarquables. Des entreprises œuvrant dans le e-consulting, e-management, e-commerce,

e-création, e-developement… sont nées et ont implosé entre 2000 et 2014. Eric les estime à

plus de 990.000 structures. Celles-ci ont suscité la naissance de nouveaux comportements

entrepreneuriaux. « C’est inouï. En Afrique, si l’on m’avait dit qu’un jour, il serait possible de

créer une industrie de production de chocolat rien qu’avec internet comme j’en ai vu au

Kenya au travers de la Sturdle Chocolate plc, je ne l’aurais pas cru. Je vous tiens l’exemple

de www.kaymu.cm où j’ai vu vendre et acheter du plantain tel qu’on le fait au marché. Ça

marche en Afrique ». Avec l’implication d’incubateurs, l’implémentation du crowdfunding, les

compétitions initiées par des mécènes et entreprises citoyennes, des e-businessmen sont

naissent chaque jour sur le continent.

L’efficience des compétences n’étant pas mise en reste, plusieurs actions se développent.

Objectivement, entre évolution et stagnation, technophobes et technophiles « s’affrontent »

pour l’évolution d’un continent en constante transformation. Vivement l’ère des TICs semble

gagner sa place.

 

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