Synode des évêques :L’Eglise catholique reste sur ses traditions

C’est ce qui ressort du communiqué final de l’assemblée qui s’est achevée dimanche dernier.

 

La cellule familiale est et demeure la base de toute éducation chrétienne. C’est la principale information qui ressort de l’assemblée générale ordinaire du synode des évêques tenue à Rome au Vatican, du 04 au 25 octobre dernier. Le rapport final d’une cinquantaine de pages et divisé en 94 points confirme les fondements de l’Eglise catholique. Le document offre une définition simple de la famille : faite d’un homme, d’une femme, de leur vie ensemble fidèle et ouverte à la vie. Quant à l’homosexualité, l’Eglise demande aux chrétiens de ne pas rejeter les homosexuels. Mais plutôt les amener à se convertir. Car, comme l’indique le livre de l’expert en droit canonique, François Ossama, «le synode sur la famille : une contribution au débat» ; «le Seigneur pardonne tous les péchés, mais invite en même temps de manière insistante à la conversion».

18 octobre 2014: L’assemblée des évêques et cardinaux lors du rapport final au synode sur la famille, Vatican, Rome, Italie. October 18, 2014 : Pope Francis talks to prelates as he arrives at the morning session of a two-week synod on family issues at the Vatican, Rome, Italy.

Beaucoup ne s’attendait pas à ce rapport final. D’aucuns s’appuyaient sur la lecture du rapport intermédiaire du synode par le pape François le 13 octobre 2014 pour espérer un revirement de l’Eglise catholique romaine en ce qui concerne l’homosexualité, entre autres. Une attente si forte, qu’un prêtre polonais, avant la publication du communiqué final, s’est empressé d’avouer son penchant homosexuel à la face du monde. A ce propos, le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, Mgr Sébastien Mongo, interviewé sur les antennes du Poste national de la Crtv hier, a indiqué qu’«il y a aussi des tentations des obstacles au sein de l’église. Mais, il faut continuer dans la prière».

Réfugiés

C’est donc une église catholique conservatrice qui reste. Pour les prélats, c’est la modernité qui doit s’adapter à la vie chrétienne. D’ailleurs, ne dit-on pas : «Jésus est le même hier et aujourd’hui?». Pourquoi ceux qui veulent marcher à sa suite devrait changer d’attitude au nom de la modernité ? Autant de questionnements qui ont animé les débats chrétiens depuis la lecture du rapport intermédiaire du synode. Pour en arriver là, le pape François a voulu un chemin synodal en deux étapes : la grande consultation du peuple de Dieu. On a eu droit au 1er synode au cours duquel un questionnaire a été envoyé au diocèse. Le 2e synode a permis la production de «très nombreuses publications» sur la famille et «une vraie bibliothèque sur le mariage et la famille». Selon le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne et naguère principal rédacteur du catéchisme de l’Eglise catholique a précisé : «La méthodologie nouvelle est un grand bienfait de ce synode». Lors du synode, les pères ont eu quelque 40 heures de travail en groupe à côté des communications (de 3 minutes) en assemblée et des interventions libres (de 4 minutes), pendant une heure le soir (une innovation de Benoît XVI). Après la première lecture du projet, vendredi, 23 octobre, des membres du synode ont proposé 248 modifications sur lesquelles la commission a travaillé vendredi soir. C’est ainsi que le texte final a été approuvé par la commission à l’unanimité. Le synode a été également l’occasion pour aborder et déplorer la marche dramatique des réfugiés en Europe.