Surpopulation carcérale: il faut dégongestionner

26 702 détenus. C’est le chiffre qu’affichent les prisons camerounaises. Bien au-delà des 17 000 places disponibles. Suffisant pour amener le gouvernement à réagir.

Le sujet était au centre du Conseil de cabinet du mois d’août que le Premier ministre, Philemon Yang a présidé vendredi dernier. Même si, comme on le remarque dans les lignes qui suivent, le ministère de la Justice en a fait l’un de ses sujets de bataille.

Le chef du gouvernement a néanmoins instruit de tout mettre en œuvre pour réduire considérablement le nombre de personnes détenues dans nos prisons. De Douala à Maroua, en passant par Yaoundé, Bertoua, Bafoussam et ailleurs, les prisons camerounaises sont en sureffectif. Toutefois, les pouvoirs publics essaient de remédier à la situation.

Au rang des mesures prises, il y a la création de nouvelles prisons, l’augmentation de la capacité d’accueil de celles qui existent déjà, le transfèrement des détenus vers d’autres maisons d’arrêt. Le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent Esso, qui a la charge de ce délicat volet expose les différents axes qui sont mis en œuvre pour y parvenir.