Sur le kidnapping et l’exécution de Guérandi Mbara par des Services de Paul Biya

Sur le kidnapping et l’exécution de Guérandi Mbara par des Services de Paul Biya

Depuis quelque temps circulent des informations sur l’enlèvement et l’exécution du capitaine et docteur Guérandi Mbara par des hommes de Paul Biya. Ceci ne peut laisser indifférentes les âmes amoureuses de la justice et des Droits Humains.La vérification de sa longue absence auprès des sources familiales au Burkina Faso où il résidait, et certains détails lus ces jours sont autant de signes que les cruels ennemis des peuples du Cameroun et du Faso sont allés encore loin dans leurs efforts de conservation animale du pouvoir politique.

Paul Biya et son régime doivent rapidement s’expliquer au peuple camerounais sur cette rumeur d’exécution extrajudiciaire. Il est inadmissible qu’il en arrive à ce point, quelle que dangereuse que fût la victime.

Ni Paul Biya ni Blaise Compaoré ne peuvent se tirer de l’affaire par le silence. Le premier a été indexé nommément, tandis que le second devra s’expliquer sur sa démarche au constat de la longue absence de l’un de ses plus proches que fut le docteur Guérandi Mbara. Le silence des deux régimes ne serait qu’un aveu de complicité et du crime.

Déjà à la victime il y a quelques années ouvertement je laissais mon inquiétude sur la relation très renforcée entre dames Biya et Compaoré avant de conclure que j’y voyais une menace à sa sécurité.

Mais il me donna cette réponse avec la tête baissée, « La vie n’est pas toujours ainsi. Elles ont leurs choses à se dire.» Il m’avait toutefois l’air d’un homme déjà lâché par celui-là qu’il avait tant servi avec dévotion et passion. Si tout était aux roses, qu’aurait-il fait des mois et de longs mois aux Usa, loin de son patron du Faso ?

Avec cette épisode d’exécution du docteur Guérandi, ajoutée à la celle d’autres Camerounais par ce même régime et celui de son prédécesseur où il eut aussi à servir, rien ne sera plus comme avant.

Les Camerounais doivent définitivement se lever. Le pire qui arriverait au Cameroun n’est plus une rébellion. Le pire est au Cameroun depuis longtemps, et c’est le régime de M. Biya. Le peuple doit se lever et mettre fin à l’aventure des animaux qui dirigent le pays.

Aussi, la rébellion ou les rebellions naissantes au Cameroun doivent laisser leur masque de Boko Haram pour révéler leur vraie identité au peuple pour que les patriotes camerounais se joignent à eux ou leur favorisent partout la tâche, afin que s’accélère la chute de ce long régime criminel et inutile.

Avec l’exécution du docteur Guérandi Mbara, c’est la fin du parcours tumultueux d’un grand patriote camerounais. Le pays perd un grand rassembleur, perd l’un des Camerounais les plus intègres sans tribu ni ethnie, qui aurait pu rassembler aisément Francophones et Anglophones, Chrétiens, Musulmans et animistes, Maka, Ewondo, Douala, Bamiléké, Bassa, Boulou Haoussa, etc.

Que le régime partant de Paul Biya parle aux Camerounais encore époustouflés de cette disparition.

NB: Photo Camer.be du capitaine Guérandi Mbara réalisée le 14/10/2012 à Bruxelles

 

 

camernews-Guerandi-Mbara

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