SUD,Ebolowa : Filouterie autour de la distribution des moustiquaires

cameroun24.net – Constat fait par les populations après la cérémonie de lancement de cette deuxième campagne nationale de distribution gratuite des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (milda) couplée à la campagne de sensibilisation pour le dépistage volontaire du vih, tenue le 27 octobre dernier à l’esplanade des services du gouverneur de la région du Sud, sous la présidence du ministre de la santé publique qu’assistaient plusieurs partenaires.

 

Pour André Mama Fouda le paludisme est un problème de santé publique dans le monde, et au Cameroun principale cause de morbidité, les femmes enceintes  et les enfants de 0 à 5 ans  en paient plus le prix par leur vie.

En lançant alors  la campagne de distribution gratuite des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (milda), il s’agit de se protéger contre les moustiques.  Et la milda reste pour l’instant le moyen le plus efficace et le moins coûteux.

Selon le patron de la santé publique, depuis 2011 le Cameroun a organisé une première campagne de distribution gratuite de milda, ce qui a réduit considérablement le paludisme. Le Cameroun en a engagé des requêtes auprès de ses partenaires bailleurs de fonds pour que l’action soit renouvelée et s’élargisse pour atteindre  plus de personnes d’où cette deuxième campagne.

Pour mener à bien cette action dans la région du Sud, 140.000 ménages ont été dénombré soit environ 90% pour une population globale de la région qui est évaluée à  780.000 âmes, et 414.000 moustiquaires seront distribuées en cinq selon le patron de la santé publique. Et comme le slogan de cette campagne le dit, « dormir sous la milda, c’est le geste qui sauve du paludisme », il ne reste qu’aux familles de les utiliser pour des fins nobles.

André Mama Fouda dans sa deuxième articulation s’est inquiété du taux de prévalence du vih qui est de 7.2%  dans la région du Sud alors que la moyenne nationale se situe autour de 4.3%. Plusieurs raisons sont avancées pour tenter une explication fiable, entre autres l’ouverture directe de la région aux pays voisins  avec ce flux migratoire de personnes. Aussi, les projets structurants dont les  chantiers  attirent  des mouvements de travailleurs également.

Tout ceci réuni rend alors l’activité sexuelle intense, d’où cette invite faite aux populations à se faire dépister et à protéger leurs rapports. Car, il n’y a pas de honte à connaitre son statut sérologique. A cet effet, une unité mobile de dépistage en 10 jours aura à sillonner les recoins de la région afin d’atteindre au moins 350 mille personnes.

Dans cette action, les femmes doivent faire valoir leur leadership en sensibilisant davantage autour d’elles, leurs proches. La pauvreté étant au centre de tout, comment réussir à faire changer de comportement à quelqu’un qui à faim. Car, au-delà du plaisir éprouvé à travers un rapport sexuel, il y a plus une situation de recherche du pain quotidien qui pousse les uns autres à se livrer au commerce du sexe. L’idéal serait d’appuyer sur le levier d’amélioration des conditions de vie des populations, le sida s’éradiquera sans plus trop d’effort pense Aloïs Mbita.
Après cette phase des discours, les populations se sont alors dirigées vers les différents points de distribution, où des bousculades parfois viraient aux querelles et autres bagarres. D’autres n’ont pas été dénombré, certains en ont perdu leur reçu à cause du grand intervalle créé entre le recensement et la distribution effective environ six mois. Les bénéficiaires n’ont plus reçu les quantités prévues par le dénombrement en fonction de la taille de la famille. A certains postes de distribution, ces quantités étaient revues à la baisse comme ce fut le cas d’Alphonsine Mebang qui avait un ticket de 7 milda, et n’en a reçu que 4 au prétexte que les stocks n’étaient plus suffisants.

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Dans cette confusion généralisée, mêmes les artistes qui ont agrémenté la cérémonie à savoir la Lydienne du Sud et Guizo l’amour ont du  faire le pied de grue à la délégation régionale de la santé publique du Sud pour obtenir leurs cachets plus tard.  Le désormais majesté Dr François Vincent de Paul Amessé suite à sa nomination au poste de délégué régional de la santé du Sud, s’est dit être mis en difficulté par sa hiérarchie. Car, même pour motiver les troupes de danse, c’est bien lui qui se faisait violence pour désintéresser les différentes troupes. Situation encore plus compliquée avec d’autres parties prenantes sous la coordination du patron de la santé au Sud.

Dans certains sites de distribution, les agents en ont développé d’autres stratégies pour faire passer sans gène leurs connaissances, ceci pour contourner les longues files d’attente. Bref, une grosse confusion est un signe d’inachevé pour les populations qui crient à une escroquerie de la part des agents distributeurs. Ce qui n’a pas été sans conséquence sur le déroulement paisible de la distribution de la milsa, avec des pertes de temps énormes. Il s’agit là, d’une pratique à la Camerounaise.