SUD, Une sectorielle de l’éducation de base pour une de rentrée scolaire sereine

C’est toute la communauté éducative qui s’est réunie dans le cadre de sa sectorielle le 27 août dernier dans la salle de conférences du collège régional d’agriculture (CRA) d’Ebolowa, en vue de préparer la rentrée scolaire prochaine sous la présidence du délégué régional de l’éducation de base.

Rentrée scolaire oblige, l’administration en charge de l’éducation de base s’est réunie en vue de projeter l’année scolaire 2015-2016. Pour Jean Désiré Mpoule Lang délégué régional de l’éducation de base, il s’agit de rappeler à la communauté éducative que cette rentrée étant particulière, compte tenu de la menace terroriste, il faut également des dispositions particulières.

Le thème de cette  année scolaire est à savoir : la supervision pédagogique en faveur de la qualité, et l’inclusion dans le processus d’enseignement apprentissage. Ainsi, sur le plan  pédagogique, il faudra renforcer la mise en pratique de la méthode syllabique en lecture et l’enseignement des mathématiques à tous les niveaux. Le suivi effectif des activités pédagogiques et andragogiques dans les écoles primaires, pour un encadrement pédagogique  de proximité. Sur le plan administratif, le patron de l’éducation de base dans la région prône pour une sécurité dans et autour de l’enceinte des écoles. Il instruit à ses collaborateurs de suivre l’exécution des investissements publics dans leurs écoles et d’en produire des rapports à la hiérarchie. De veiller à la bonne cartographie des maîtres de parents candidats à l’opération de la reconversion dans le cadre de la contractualisation.
De veiller à la bonne répartition des crédits de fonctionnement dans les écoles publiques et celles des applications. Il proscrit  l’immixtion de l’administration scolaire dans la gestion des frais de l’association des parents d’élèves et  enseignants (APEE).
Etant alors dans le registre d’une rentrée scolaire pas comme les précédentes, compte retenu de la menace terroriste, le délégué régional de l’éducation de base appelle toute la communauté éducative à doubler de vigilance. Ce qui voudrait dire concrètement qu’au niveau de l’école, les slogans de sensibilisation seront élaborés et affichés dans les salles de classe et enceinte scolaire. Ceci du genre,  « j’aime mon pays, méfions nous des inconnus, je ne me laisserai pas utiliser pour faire du mal »  la liste n’est pas exhaustive. Au niveau des enseignants, ils devront contribuer à éduquer les apprenants sur le terrorisme ce qu’il est, sa prévention surtout dans le cadre des  leçons à l’éducation civique. Quant aux dispositions de proximités, les responsables d’école doivent davantage sensibiliser  les équipes de service, à plus de vigilance dans leurs tâches.
C’est-à-dire à éviter les sorties des enfants or de l’enceinte d’école, à filtrer les entrées, à identifier tous les visiteurs par voie d’enregistrement. Pour lui, il faut insister  sur l’appel des élèves dans les salles de classe après chaque récréation. Pour ce qui est des écoles maternelles, il faudra identifier et enregistrer les parents qui ont la prise en charge des enfants. Toujours s’assurer que tous les enfants ont quitté le campus scolaire. Dans le cadre des mesures pratiques, l’enceinte scolaire doit être délimitée par une clôture, instaurer les cartes d’accès des visiteurs. Plus encore, chaque élève doit porter son nom sur son uniforme et même sur son sac de classe. En cas de visite, l’usager doit être tenu loin des salles de classe. Les sacs des élèves devront être fouillés à l’entrée des salles  de classe chaque matin. Et identifier les personnes habiletés à accompagner ou récupérer  les élèves chaque jour. Eviter les grands rassemblements à l’école, la levée de couleurs peut se faire par classe, et ordonner les sorties par niveau et en fil indienne. C’est bien un éveil qui permet de circonscrire l’ampleur du mal, ceci pour une année scolaire sereine.