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Sucre : un concurrent pour Sosucam

Sucre : un concurrent pour Sosucam

L’entrée en production de International Sugar Company est imminente.

Le monopole absolu détenu par la société sucrière du Cameroun (Sosucam) dans la production et la commercialisation du sucre sur le marché camerounais, depuis le rachat par elle, en 1998, de la Cameroon sugar Company (Camsuco), relève désormais du passé. Détenteur d’un agrément du gouvernement pour opérer dans le secteur depuis huit mois (janvier dernier), International sugar Company (Insuco) s.a, société de droit camerounais, dont l’entrée en production est imminente, est installée depuis décembre 2015 à Douala.

Pour un  début, cette entreprise produira 25 tonnes de sucre en morceaux par jour contre 20 tonnes pour celui en bûchettes. Insuco s.a projette d’atteindre à moyen terme (d’ici à janvier 2017), une production journalière de 75 tonnes, et vise une expansion dans l’ensemble de la Communauté économiques des états de l’Afrique centrale (Cemac).

Les ambitions de ce nouvel opérateur sur un marché où Sosucam règne en maître absolu, du moins au niveau de la production, sont plutôt maigres (elle a une capacité installée de 150.000 tonnes de sucre par an et une production journalière de 220 tonnes par heure), mais il arrive dans un contexte particulier où le leader du marché fait face à une situation de méventes inédites, due à un regain des importations frauduleuses du sucre granulé et en carreaux.

Ce qui signifie clairement que les parts de marché acquises par Sosucam en dépit de la contrebande devraient être partagées à l’avenir entre elle et son nouveau concurrent officiel. Sosucam totalise environ 58800 tonnes de sucre stockées actuellement dans ses magasins de Nkoteng, Mbandjock, Douala et Ngaoundéré. Ses ventes ont chuté de manière continue depuis le début de l’année 2016 en cours, et stagnent aujourd’hui autour de 7000 tonnes par mois.

Pour mémoire, les importations du sucre sur le territoire camerounais sont interdites depuis octobre 2014 dans le but de protéger le tissu industriel local, menacé par la concurrence étrangère. Bien que cette interdiction n’ait pas été officiellement, le marché est curieusement inondé du sucre indien, brésilien, etc., importé majoritairement à partir du Nigeria. Entre le 27 et le 28 avril dernier, le ministère du Commerce a saisi 110 tonnes de sucre frauduleusement importé à Yaoundé.

 

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