Statuts de la Fécafoot : Ce qui a changé

Le point de l’Assemblée générale extraordinaire d’hier, dressé par Joseph Owona, président du Comité de normalisation. De la candidature de Tombi J’ai eu à confesser les uns et les autres, je les avais déjà écoutés durant la semaine. Il y avait un certain nombre de points je crois sur lesquels tout le monde s’est mis d’accord. Premier point, la situation éventuelle d’un secrétaire général candidat à la présidence de la Fécafoot. Je crois que le compromis qui avait été trouvé a été reconduit, en temps normal, le secrétaire général devra démissionner. Dans le cas présent, s’il (Tombi à Roko, Ndlr.) est candidat, dès qu’il dépose sa candidature, il est mis en congé administratif.

Des représentants et des recours C’est un peu plus utile au niveau des départements et au niveau des régions pour trouver un équilibre entre les départements et les régions. Je crois ici également que nous avons adopté une des formules souples qui permet une représentation équitable. Autre point de discussion, c’est les recours administratifs. Comme vous le savez bien, la Fécafoot prend aussi des actes administratifs. Je veux dire qu’en ce moment nous sommes à la Chambre administrative avec certains clubs. Il n’y a pas qu’un contentieux purement sportif à la Fécafoot. Nous avons trouvé bon, de ne pas faire référence à ces recours administratifs dans les Statuts, tout en précisant pour les intéressés, que les lois de la République restent des lois en vigueur dans ce domaine-là, en matière de contentieux administratif.

De la composition de l’exécutif La grande innovation qui permet d’apaiser un peu l’atmosphère, c’est la modification de la composition du Comité exécutif. Vous savez que l’instance faitière mondiale du football avait demandé une réduction drastique des effectifs du Comité exécutif. Nous avons mis pratiquement quatre mois à négocier avec eux sur ce point. Nous venons, pour des raisons d’apaisement, pour des raisons que nous ne mettons personne dehors, permettre au candidat président à la Fécafoot, d’ajouter trois noms de personnes de son choix dont un représentant du corps de métier. Je crois que c’est une bonne modification, qui permet d’apaiser un peu les autres. Voilà l’essentiel des choses qui ont été faites, qui ont été des innovations et qui ont permis de concilier les deux courants.

Du rôle du gouvernement Il y a un gouvernement dans ce pays. Et la loi sur la promotion du sport c’est un texte du gouvernement. L’agrément qui est donné à la Fédération camerounaise de football vient du Ministère chargé des Sports ; la loi sur les Associations vient toujours du gouvernement par conséquent, il n’y a pas d’ingérence. Le Comité n’a pas seulement écouté le gouvernement : on a aussi consulté d’autres qui nous ont montré la voie à suivre. Ce que la Fifa et la Caf ne veulent pas, c’est une ingérence flagrante en politisant le sport. Nous sommes dans un pays où il y a un gouvernement, des lois et des règlements. Je dois encore rappeler que ce gouvernement finance quand même l’essentiel des compétitions. On ne peut pas faire grand-chose s’il n’est pas impliqué.

Des clubs fictifs Et il y avait également j’allais peut-être oublier, le fameux problème des clubs fictifs. Beaucoup de types affirment qu’il y’a eu des clubs fictifs, nous pensons que nous avons fait au moment où il le fallait une circulaire qui précisait les clubs qui peuvent prendre part aux élections. Je crois que nous avons réaffirmé cela, et que l’année 2015 qui est une année à problème, en disant que ce sont les clubs qui ont fait 2012, 2013, 2014 qui sont éligibles, qui peuvent participer aux informations. Voilà les principales modifications qui ont permis d’aboutir à un consensus à très forte majorité pour adopter les textes. Rassemblé par Arthur Wandji