SOSUCAM : UN NOUVEAU STATUT DU PERSONNEL EN VIGUEUR DÈS LE 1ER NOVEMBRE 2019

D’une durée de quatre ans, le nouveau statut des personnels et partenaires sociaux de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam), preuve du dialogue social permanent qui règne chez le géant camerounais de l’agroalimentaire, verra désormais le dernier travailleur, recruté en 3ème catégorie, échelon D.

Le 5ème Statut révisé de Sosucam S.A, a été signé le 30 juillet dernier à Yaoundé. Ce dernier qui entre en vigueur dès le 1er novembre 2019, a une durée de quatre ans, et porte notamment sur plusieurs avantages dont nous soulignons les plus significatifs. Il s’agit de : la revalorisation de l’indemnité de logement pour tous les agents d’exécution ; la dotation d’une participation aux frais de transport des enfants des agents de maitrise à l’occasion de leur congé annuel ; le déplafonnement de l’ancienneté s’agissant du calcul de la prime de bonne séparation lors du départ à la retraite ; la revalorisation de la prime santé pour les travailleurs saisonniers.

«  Le dernier travailleur de Sosucam sera désormais recruté en 3ème catégorie, échelon D et une bonification d’un échelon sera accordé à tous les ouvriers de cette catégorie, en cette occasion, les agents de maitrise et les agents permanents bénéficieront de transport congé symbolique et forfaitaire pour 03 de leurs enfants ; il y aura une prime de fonction aux agents de maitrise responsables au niveau des directions usine », nous apprend la tribune d’Emmanuel Zeh Ndongo le porte-parole des travailleurs de la Sosucam, au cours d’une cérémonie de joie et de triomphe qui a consacré la culture du dialogue social permanent à la Sosucam, le 30 juillet dernier, lors de la signature du 5ème Statut révisé, à l’hôtel Mont Febé de Yaoundé.

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Et le leader syndical d’ajouter que «l’assiette financière de l’entreprise (Sosucam , Ndlr) selon la direction générale bien que volontaire n’a pas permis d’accéder à toutes les préoccupations : je salue la capacité des échanges, l’entreprise a gagné, notre mission n’a pas été facile (…) Nous disons grandement merci au chef de l’Etat et son gouvernement qui n’ont pas cédé aux sirènes des fossoyeurs de l’industrie nationale en protégeant les 8 000 emplois de Sosucam par la mesure de protection de notre entreprise ». Et Emmanuel Zeh Ndongo de renseigner que le personnel de la Sosucam, ne connait pas d’arriérés de salaires. Rappelons que le 5ème Statut révisé de la Sosucam, lequel entre en vigueur dès le 1er novembre 2019 (ouverture de la nouvelle campagne sucrière) pour une durée de quatre ans, coutera 580 millions francs par mois au géant camerounais de l’agroalimentaire.

Pour le top management de Sosucam représenté par le directeur général adjoint chargé du Marketing et des Relation publiques, Samuel Segond Libock à la signature du nouveau statut révisé, le dialogue social se poursuivra à Sosucam. Et le numéro 3 de l’entreprise de faire remarquer qu’au-delà d’un contexte économique difficile, les ventes du sucre Sosucam sont victimes de la contrebande des sucres étrangers ; sucres qui selon lui, sont fortement subventionnés par les Etats des pays producteurs.