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Son hold-up constitutionnel réussi, sassou se met au vert

Son hold-up constitutionnel réussi, sassou se met au vert

Le président congolais achève de neutraliser son opposition avant de quitter le pays pour assister à la cOP21 à Paris.

Après avoir pris son opposition de court pour imposer, organiser puis faire valider « son » référendum constitutionnel, Denis Sassou Nguesso a promulgué la nouvelle Constitution du Congo-B le 6 novembre, au moment même où l’envoyé spécial des Nations unies, Abdoulaye Bathily, arrivait à Brazzaville pour proposer l’ouverture d’un dialogue entre le pouvoir et ses adversaires.
 
Premier ministre issu de l’opposition ?
Un premier ministre devrait être nommé dans la foulée de la promulgation de ce nouveau texte. Seul signe d’ouverture, qui relève du pur calcul tactique, le président congolais devrait laisser au chef du gouvernement un poste créé par la nouvelle Constitution le soin de négocier l’entrée de certains opposants dans un gouvernement d’union nationale. Selon nos infor- mations, le nouveau premier ministre pourrait lui-même être originaire d’un des départements du Sud, traditionnellement considérés comme les fiefs de l’opposition. Parmi les personnalités pressenties figurent l’actuel ministre du développement industriel Isidore Mvouba, natif du Pool, et celui de l’agriculture Rigobert Maboundou, originaire de la Bouenza. Martin Mberi et Clément Mouamba, deux anciens ministres de Pascal Lissouba, seraient également en lice.

Opposition atomisée.
Se plaçant au-dessus de la mêlée, Denis Sassou Nguesso devrait par ailleurs poursuivre son entreprise d’éclatement de l’opposition dite « radicale », représentée par deux coalitions : l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) et le Frocad. Alors que l’un des principaux pourfendeurs du régime, Charles Zacharie Bowao, ex-ministre de la défense et ancien baron du PCT, s’apprête à regagner le pays courant novembre, après plusieurs semaines passées en France, la présidence s’active pour tenter de convaincre les opinions nationale et internationale de l’absence « de leader et d’alternative crédibles » dans le camp adverse.

L’assignation à résidence fin octobre, durant une dizaine de jours, de Guy Parfait Kolelas et d’André Okombi Salissa illustre cette stratégie d’étoufement de l’opposition. Les deux animateurs de l’IDC avaient commencé à mobiliser plusieurs partisans dans les quartiers Sud et Nord de Brazzaville, traditionnels bastions électoraux du régime. Le pouvoir a également « sanctuariser » les départements du Nord du pays, dont est issu Sassou Nguesso, en y étoufant toute forme de contestation.

 

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