Solutions au défi climatique: la France et l’Afrique se concertent

Le chef de l’Etat camerounais a pris part mardi à un mini-sommet consacré à l’Afrique, en marge de la 21ème session de la COP21 à Paris. Intégralité du discours de Paul Biya

 

Le président de la République du Cameroun, Paul Biya a pris part mardi, 1er décembre 2015, à un mini-sommet consacré à l’Afrique et baptisé « Défi climatique et solutions africaines », organisé par la France en marge de la 21ème Session de la Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Au cours de cette rencontre, le chef de l’Etat a invité la communauté internationale et les bailleurs de fonds à aller plus loin dans le financement de l’Afrique.

Je vous remercie Monsieur le Président.

Mes premiers mots seront des mots de remerciements à vous Monsieur le Président de la République française pour cette initiative de la Conférence de Paris sur les changements climatiques.

Je remercie également Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies qui a travaillé très étroitement avec vous pour ce succès.

Je voudrais profiter de l’occasion pour féliciter les organisateurs pour la qualité des travaux et la profondeur des échanges que cette conférence a permis d’avoir.

Tout a été dit et bien dit par les orateurs qui m’ont précédé sur les inconvénients des désastres qu’entrainent le changement climatique en Afrique. Je n’y reviendrai pas.

 

Paul Biya au mini-sommet sur l’Afrique en France, mardi 01 décembre 2015.

La première question qui s’est posée était de savoir si l’Afrique a vraiment pris conscience de la gravité du phénomène. Les orateurs qui m’ont précédé ont démontré que l’Afrique a pris conscience, des solutions ont même été esquissées : la Muraille verte, le plan énergétique etc. Nous avons d’ailleurs reçu la visite du ministre Borloo qui propose un plan d’électrification à 80% de l’Afrique. Des solutions existent mais il me semble que le grand problème ce sont les financements.

Beaucoup a été fait par la France en particulier ainsi que la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos peines. C’est pour cela que je voudrais joindre ma voix à celles des orateurs qui m’ont précédé pour dire qu’il faut encore aller plus loin dans le financement de l’Afrique.

Bien sûr le changement climatique a entraîné des changements multiples non seulement sur le plan de l’alimentation, de la vie des gens, mais aussi sur l’émergence de la violence. En particulier autour du Lac Tchad où nous avons à faire à des mouvements violents, très durs. Mais nous ne sommes pas restés les bras croisés, nous avons créé une Force mixte multinationale avec le Nigéria, le Tchad, le Cameroun et le Benin qui fait face à ces terroristes.

Mais nous demeurons tout de même optimiste, la prise de conscience mondiale qui se manifeste aujourd’hui à Paris montre que le monde est décidé à relever les défis. C’est pour cela que nous tenons une fois de plus à remercier Monsieur le Président Hollande et les pays qui aident l’Afrique, pour qu’on continue cette marche en avant, pour une vie meilleure et l’avenir de l’humanité.