Six militaires du BIR interpelés pour braconnage

Ces hommes en tenue pourraient être transférés la semaine prochaine devant le Tribunal Militaire de Yaoundé.

Six militaires camerounais, appartenant au Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) seraient gardés à vue dans les locaux de la sécurité militaire à Yaoundé. Selon l’agence APA qui relaie l’information ce vendredi 10 juillet 2015, ils auraient participé à des actes de braconnage, en l’occurrence, le massacre d’éléphants dans la réserve de Sangha, à l’Est du pays.

Ces militaires, apprend-on devraient être transférés la semaine prochaine devant le tribunal militaire pour répondre de graves accusations de braconnage et de trafic des espèces animales protégées qui pèsent sur eux.

Au cours d’un contrôle de routine mené il y a quelques jours, les forces de l’ordre ont découvert une cargaison de plus de 100 défenses d’éléphants ainsi que près de 1000 munitions dans la localité de Mouloundou (Est), frontalière du Congo, alors que des trafiquants se rendaient sur Yaoundé dans l’optique d’écouler leur butin, apprend APA.

Après l’interpellation du chauffeur et de ses acolytes, les enquêtes ont permis de constater une implication des militaires dépêchés sur le site depuis deux ans pour assurer la sécurité autour de cette réserve dans laquelle le braconnage des espèces protégées, notamment des éléphants, avait atteint des proportions inquiétantes. La situation est d’autant plus complexe que des munitions saisies appartiendraient bel et bien à l’armée camerounaise.