Si Paul Biya ne fréquente pas les sommets, les sommets eux viennent à lui

Si Paul Biya ne fréquente pas les sommets, les sommets eux viennent à lui

Nous autres camerounais sommes abreuvés des éternelles tirades de la presse internationale et nationale, sur l’absence de Paul BIYA aux sommets de l’Union africaine ou sous régionaux de la CEMAC. Quand il vient on lui dit qu’il est vieux et qu’il devrait laisser un peu la place aux jeunes chefs d’État qui ont besoin de se faire connaître, quand il reste chez lui et en- voie son premier Ministre ou son Ministre des affaires extérieure, on dit que le Cameroun n’est pas fortement représenté et qu’il perd même sa place dans le concert des nations à causes des bouderies du Président BIYA. La réalité qu’on re- fuse d’admettre c’est que Paul BIYA est très intelligent et c’est pour cela qu’il dure au pouvoir. Il sait se faire désirer, et refuse à dessein de saturer un espace politique internationale où par expérience, il sait que ces réunions sont de simples rencontres institutionnelle de diplomatie. Mais quand comme pour le G8 on en arrive à mobiliser 10 000 policiers pour se barricader avec les coûts sécuritaires immenses, on se de- mande ce qui peut se décider d’aussi important en lieux aussi sécurisés. Eh bien pas grand- chose qui change la marche du monde. C’est pour cela que les manifestants d’Europe et du monde se mobilisent par dizaines de milliers pour dénoncer ce spectacle inutile. Nous n’en sommes pas encore arrivé à ce stade au niveau de notre  continent et de notre sous-région, mais ce qui motive la conduite du Président BIYA c’est bien la question de fonds. En quoi ma présence physique à cette assise sera utile à mon pays ? Certains ont besoin de se faire un nom sur la scène internationale ce challenge est dépassé pour le chef de l’État camerounais. Yaoundé est choisie par la communauté des nations concernées à abri- ter le 24 et le 25 juin 2013 la conférence internationale des chefs d’État sur la Sécurité maritime dans le golfe de guinée. Oui chez Monsieur Paul BIYA l’absent à tous les sommets comme on aime à le présenter, cela vous en bouche un coin. Au cameroun nous ne sommes pas nombrilistes pour ces su- jets en relation avec les assises internationales. Ce que nous remarquons c’est que ces derniers temps le monde bouge pour venir en CEMAC, le New York Africa Forum à peine ter- miné à Libreville, le Président Bongo passe le témoin des rencontres internationales à son père le Président Paul BIYA. N’est pas là un excellent signe de continuité, Libreville qui célèbre une CEMAC qui s’ouvre résolument sur la modernité des échanges avec le talent du communicateur international de Monsieur Bernard Atttias, puis Yaoundé qui assume le classicisme de la rencontre orientée sur les dossiers géostratégiques de grande sécurité pour le transport et l’exploitation productive sur la mer en golfe de guinée.