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Services publics: flou autour des incendies

Services publics: flou autour des incendies

Les enquêtes qui ont été ouvertes après ces incidents, devenus récurrents dans les administrations, n’ont jamais livré de résultats.

L’incendie survenu au ministère de la Santé publique (Minsante) le 6 décembre 2013 est venu en rajouter à la longue série. D’après le Minsanté, André Mama Fouda, cet incendie « aurait été causé par un court-circuit ».

Le feu difficilement maitrisable par les sapeurs-pompiers a emporté des dossiers névralgiques tels que le profil de carrière des personnels : médecins, infirmiers, sages-femmes et les dossiers administratifs des nouvelles recrues et des retraités. A cela, il faut ajouter la destruction du parc informatique. C’est le énième incendie qui se produit dans une administration publique en l’espace de dix ans.

En effet, le 1er juillet 2011, des bureaux situés au rez-dechaussée du bâtiment A de la direction générale du Trésor du ministère des Finances avait été calcinés. L’épaisse fumée provoquée à l’époque par un « court-circuit » avait complètement consumé quatre bureaux, des dossiers et plusieurs ordinateurs. De même, le feu déclaré dans une caserne militaire à Yaoundé, au camp Yeyap en 2012, reste à ce jour non élucidé.

En 2001 déjà, une soute à munitions avait explosé au Quartier général de Yaoundé. Le mystère demeure sur le sort réservé aux différentes enquêtes mises sur pied par les administrations concernées. Rendu au Minfi le 10 décembre 2013, Le Jour a pu remarquer que les données détruites après l’incendie de 2011 ont été reconstituées, les connexions ont été revues et améliorées.

Un cadre du ministère des Finances affirme que l’incendie provenait d’un problème de court-circuit mais ne donne aucunes indications sur les résultats de l’enquête. « Les rapports d’enquêtes relèvent des services judiciaires ». A la direction des Affaires juridiques du Minfi, Le Jour n’a pas pu en savoir plus. Ni au secrétariat général du Minfi. En fait, selon certaines indiscrétions glanées dans ce ministère, les rapports de ces enquêtes n’ont jamais été livrés.

Un responsable de ce ministère avoue qu’ « aucun résultat n’est disponible, sinon il aurait été débattu ou analysé lors d’une réunion ». Au ministère de la Défense, le reporter a été congédié par ses interlocuteurs. « Vous pensez que vous vous croyez où ici ? Les enquêtes de cette nature ne sont pas livrées aux journalistes », menace un militaire, s’adressant au reporter. Au Camp Yeyap, un gendarme a tout simplement invité le reporter à solliciter l’autorisation de Jean-Baptiste Bokam, le patron de la gendarmerie. Rendu au Sed, il n’a pas pu le rencontrer. Ce dernier étant absent.

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