Sécurité routière: la gendarmerie actualise sa stratégie

Les responsables d’unités de circulation routière ont revisité les attitudes à adopter pour réduire les accidents, vendredi dernier à Yaoundé.

 

«Tout transite par la route. Si elle est bien tenue, peu d’infractions seront commises ». Cette phrase est de Jean-Baptiste Bokam, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé de la gendarmerie nationale (SED). Vendredi 27 octobre dernier, elle avait valeur de rappel pour les commandants de formation et d’unités de circulation routière. Venus des quatre coins du Cameroun, ils étaient 29 à participer à un séminaire de formation au camp Yeyap de Yaoundé. L’excès de vitesse, les mauvais dépassements, la conduite en état d’ébriété sont autant de situations qui causent des pertes en vies humaines sur les routes du Cameroun. Le SED tient à ce que la tendance soit inversée au plus tôt.
A cet effet, sous l’impulsion du colonel Alain Brossard, conseiller technique n°3, ils ont été entretenus sur l’importance des remontées statistiques qui consistent à informer le commandement de l’activité sur le terrain, ainsi que de la constatation des accidents afin de fournir les éléments et orienter le service. De plus, ils ont parlé de l’éthique et la déontologie propres à l’action de gendarmerie en sécurité routière. Enfin, la méthode de raisonnement tactique appliquée qui va permettre aux militaires en poste d’appliquer des actions ciblées en fonction de l’espace, du temps, des moyens et des statistiques recueillies.
Pour la clôture de cet événement, Jean-Baptiste Bokam a rappelé quelques attitudes à adopter par ses hommes. D’abord le dynamisme, du fait de l’effort physique qu’exige leur travail au quotidien. Ensuite, le caractère binôme des équipes qui vont sur le terrain. « Chaque fois qu’on trouvera un seul élément en bordure de route, des mesures sévères seront prises », a-t-il prévenu. Sur l’aptitude morale, il a condamné tous les actes liés à l’arnaque et à la corruption. « Nous serons plus durs à l’avenir envers ceux qui persisteront dans cette attitude », a conclu Jean-Baptiste Bokam.