Sécurité en Afrique centrale : la 40è réunion de l’UNSAC s’ouvre ce lundi à Luanda

La capitale angolaise abritera du 1er au 5 juin, la 40è réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), avec à l’ordre du jour, la crise au Burundi, la menace Boko Haram, le phénomène de braconnage, ainsi que la piraterie maritime.

Les onze pays membres vont également procéder au renouvellement des instances de l’organisation. La présidence tournante de l’UNSAC, qui est actuellement assurée par le ministère burundais des Relations extérieures et de la coopération internationale, dont le mandat est arrivé à son terme, est particulièrement visée par ce renouvellement. « A Luanda, l’Angola prendra les commandes pour une période de six mois. », a indiqué le 29 mai dernier, un communiqué du bureau Afrique centrale de l’ONU.

Au cœur de cette rencontre sous régionale, la situation sécuritaire dans cette partie de l’Afrique en proie à la guerre civile et aux attaques terroristes, allusion faite ici à la crise centrafricaine, les attaques répétées de Boko Haram sur le territoire camerounais et la menace de la nébuleuse au sud du Tchad. En effet, lors de ce grand rendez-vous, les dirigeants vont tenter d’évaluer la mise en œuvre des programmes de désarmement et de limitation des armes dans cette partie de l’Afrique, et bien évidemment, d’envisager des actions à mener « pour lutter contre les groupes terroristes, en particulier Boko Haram ».

La situation politique et sécuritaire au Burundi fera davantage l’objet de débats au cours de cette rencontre. « Lors de la 37è réunion de l’UNSAC tenue du 19 au 23 décembre 2013 à N’Djamena au Tchad, le rapport de la CEEAC avait ndiqué qu’au Burundi, la controverse sur la révision éventuelle de la constitution et la possibilité pour l’actuel chef de l’Etat de se présenter en 2015, faisaient partie des éléments susceptibles de provoquer un retour des tensions et de la violence. », a rappelé le même communiqué de l’ONU.

Malgré, la dégradation de la situation sur le terrain dans ce pays, l’ONU continue d’accroître des contacts en vue de trouver une issue pacifique à cette crise politique. Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique, Abdoulaye Bathily, qui sera présent à ces assisses, insistera certainement sur le sujet. Le processus transitionnel en cours en Centrafrique sera également au menu des discussions car, « le prolongement technique de la transition souhaité par le forum national de Bangui a été entériné par le 16è sommet ordinaire de la CEEAC, afin de permettre aux autorités compétentes d’organiser des élections crédibles et transparentes avant la fin de l’année 2015».

Enfin, l’un des moments forts de cette rencontre, sera l’examen de la situation géopolitique au sein des Etats membres: en Angola, au Burundi, au Cameroun, en Centrafrique, au Congo, au Gabon, en Guinée Equatoriale, en République Démocratique du Congo, au Rwanda, à Sao Tomé et Principe et au Tchad.