Sécurité: 31 «collaborateurs» de Boko Haram interpellés à Kolofata (Extrême-Nord).

Ils ont été arrêtés le 23 mars 2018 par les forces de défense et de sécurité qui les soupçonnent de servir d’informateurs aux terroristes.
Selon les sources sécuritaires, il s’agit de vingt hommes et onze femmes, «dissimulés» au sein de la population locale, qui non seulement « servaient d’informateurs aux terroristes, mais leur procuraient également de la nourriture». A en croire les mêmes sources, ces «collaborateurs et sympathisants» de Boko Haram vendaient également des lampes torches, des médicaments et d’autres objets aux terroristes.

Leur mode opératoire consistait à traverser la frontière pour aller vendre leurs produits au Nigeria voisin. Sous ce pretexte, ils se retrouvaient avec des émissaires de Boko Haram à des endroits convenus pour faire leurs transactions. Interpellés, ils ont, selon les sources proches de l’enquête ouverte par la gendarmerie, passés aux aveux, reconnaissant avoir pratiqué cette « activité commerciale » depuis plusieurs années. Ce qui, de l’avis des autorités sécuritaires, démontre « leur complicité indiscutable avec les terroristes ».

Ayant constitué entre 2014 et 2015 un important arsenal de guerre qui lui permettait d’attaquer les forces de defense camerounaises, Boko Haram a été considérablement affaibli depuis plus d’un an par la Force multinationale mixte (FMM). La secte terroriste procède depuis lors par des attaques suicides, après avoir reçu des informations précises de ses informateurs infiltrés dans la population. Par ce procédé, l’hydre parvient à attaquer des villages, emportant du bétail et des récoltes pour se constituer des stocks de nourriture.