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Section RDPC de Yabassi: Moukoko Mbonjo devant la commission de discipline

Section RDPC de Yabassi: Moukoko Mbonjo devant la commission de discipline

Depuis janvier, Moukoko Mbonjo, présenté comme la cause de la débâcle du parti dans le Nkam, est devant la commission de discipline…populaire de la base militante du Rdpc à Yabassi. Il y est identifié comme le responsable « de tous les désordres, de toutes les indisciplines, de tous les mensonges » qui font qu’aujourd’hui, le parti ne s’est pas relevé de sa cuisante défaite aux municipales

De quoi sera fait le virtuel renouvellement des organes de base du Rdpc attendu dans les prochaines semaines, mois ou années? En attendant, depuis janvier, Moukoko Mbonjo, présenté comme la cause de la débâcle du parti dans le Nkam, est devant la commission de discipline…populaire de la base militante du Rdpc à Yabassi. Il y est identifié comme le responsable « de tous les désordres, de toutes les indisciplines, de tous les mensonges » qui font qu’aujourd’hui, le parti ne s’est pas relevé de sa cuisante défaite aux municipales avec la chute du maire Kwedi Batakè, également président sortant de la section Rdpc de l’arrondissement. Le parti survivra-t-il à Yabassi ? 2550 responsables et militants demandent des explications au ministre Moukoko Mbonjo qui a supervisé les investitures et les élections dans la localité pour le compte du parti au pouvoir, battu à plate couture aux municipales par une formation politique dont les militants ont du mal à retenir le nom. Pour la première fois dans l’histoire du parti au pouvoir, un seul militant du Rdpc a défilé à Yabassi lors de la cérémonie marquant le Cinquantenaire dans cette localité : du jamais vu ! Même lorsque l’Upc et le regretté Massoua II Bernard, alors député du Nkam, jouaient les premiers rôles dans le département. Cela est dû au fait, explique un membre de l’ancienne équipe communale, que les autorités administratives n’avaient pas informé les partis politiques d’un défilé à cet effet. « Le 24 mars dernier, lors de l’anniversaire du Rdpc, la maison du parti de Yabassi était pleine à craquer de militants». Le malaise persiste pour autant. De fait, suite à la création de la commission de discipline ad-hoc du comité central chargée de connaître des cas d’indisciplines relevées lors du double scrutin de septembre dernier, les populations militantes de la section Rdpc du Nkam-sud, arrondissement de Yabassi ont apporté leur contribution à la compréhension de ce cas inédit qui a vu des transfuges du parti refugiés dans une formation politique, battre à plate couture les candidats du Rdpc aux municipales, notamment la liste du maire sortant, Samuel Kwedi Batakè, investie contre toute logique par les instances dirigeantes du comité central, en lieux et places de la base. Dans une lettre à l’attention du président national du Rdpc, 2550 signataires soutiennent que «la grogne qui couvait dans les rangs du Rdpc à Yabassi et qui a été révélée par la brutalité des résultats aux municipales n’est que la résultante d’une politique d’intrigues, d’exclusion, d’humiliation et d’intimidation dont sont victimes depuis plus de 6 ans, les militants de base, véritables souffre-douleur de Pierre Moukoko Mbonjo et de Samuel Kwedi, qui ont fait de Yabassi le terrain d’expérimentation de la puissance de leur égo. » Depuis 2007 en effet, le président de la section et ancien maire est accusé de n’avoir pas installé un seul bureau de sous-section. «L’absence de réunions, même ordinaires, n’a fait que renforcer l’éloignement de la base militante de la direction locale du parti » Sept années d’inertie du Rdpc à Yabassi, avec la bénédiction de Pierre Moukoko Mbonjo, fils du Nkam, ont scellé, selon les signataires, la rupture avec la base. Nous sommes donc au cœur du débat. « Manipulations et agitation inutiles. Tout cela est bien ridicule et puéril», souligne-t-on du côté du ministre Moukoko Mbonjo qui estime que 7 mois après le scrutin, on peut passer à autre chose, Yabassi n’étant pas l’épicentre du Cameroun. Deux commissions de discipline politique pour un département ? Celle populaire de la base militante a déjà scellé le sort de Moukoko Mbonjo qualifié de «fauteur de troubles». L’autre, tout aussi actuelle, sept mois après, émanant du Comité central du Rdpc a fait comparaitre Messanga Nyamnding, membre du Comité central et curieusement, Nyamsi Martin, qui n’est que militant de base parmi des milliers d’autres. Le parti à Yabassi renaitra-t-il de ses cendres ? C’est le souhait des militants aujourd’hui sans leader, abandonnés à eux-mêmes, qui attendent impatiemment la relance des activités politiques par le renouvellement des organes de base du Rdpc, un véritable serpent de mer… 

 

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