Scrutin dans le Nord-Ouest / Sud-Ouest. Quelle démarche pour Elecam ?

Elections Cameroun et l’administration sont à pied d’œuvre pour arrêter une stratégie commune visant à assurer un processus en toute sécurité.

Olivier BOKALE

En convoquant le corps électoral pour le 7 octobre prochain, le président de la République, Paul Biya, a ipso-facto mis fin aux inscriptions sur les listes électorales. Depuis lors, à Elections Cameroon (Elecam), les portent sont ouvertes aux potentiels challengers en lice pour le fauteuil présidentiel qui peuvent désormais déposer leurs dossiers de candidature. Mais ce n’est pas la seule préoccupation de l’organe en charge de l’organisation des consultations électorales et référendaires au Cameroun. La crise anglophone fait partie des dossiers chauds pour le top management d’Elecam. En effet Éric Essousse, directeurs général des Elections, et ses équipes sont au four et au moulin pour affiner la stratégie qui permettra la tenue du scrutin dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, nonobstant le climat d’insécurité entretenu par les bandes armées du mouvement séparatiste.

Interrogé à ce sujet Le DGA des Elections, Abdoulkarimou, se veut rassurant. « Les localisations des électeurs dans ces zones difficiles concernant les bureaux de vote et le planning de déploiement du matériel électoral que nous avons établi dans ces zones-là, sont discutées avec les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre pour voir, à quel moment approprié, quelle direction il faut prendre », explique-t-il. Selon le lui, Elecam organise les élections avec le concours des administrations appropriées de l’Etat qui s’occupent de la sécurité, parce que sans la sécurité, on ne peut pas avoir d’élections. « Elecam donne à ses partenaires stratégiques que sont les administrations, des éléments qui permettront à l’Etat d’assurer la sécurité avant, pendant et après le scrutin. Donc, nous arrêtons une stratégie commune avec l’administration pour que la sécurité soit assurée. La sécurité c’est le rôle de l’administration, de l’Etat », ajoute le numéro deux de la Direction des Elections.

Carte d’Electeurs

Au sujet des cartes d’Electeurs, les nouvelles sont tout aussi rassurantes. « Les cartes d’électeur sont produites. Nous les envoyons au fur et à mesure à la distribution. Il y a peut-être un manque d’engouement observé chez les citoyens à aller vers les démembrements territoriaux de Elecam pour retirer les cartes », confie Abdoulkarimou. Il précise d’ailleurs que des politiques sont mises en place pour suivre les itinéraires des potentiels électeurs et leur distribuer les cartes notamment les marchés périodiques, les meetings. « A ces occasions, nos équipes profitent pour procéder aux inscriptions et organiser le retrait des cartes. Nous n’avons pas de problème majeur à ce niveau ».

Elecam semble tout aussi prêt pour le vote des Camerounais établis à l’étranger. Depuis près de quatre semaines les équipes d’Elecam s’activent au sein des représentations diplomatiques du Cameroun pour les derniers préparatifs. « Elles vont rentrer au Cameroun d’ici vendredi prochain, avec des données », indique Abdoulkarimou.

Selon les chiffres d’Elecam mis à jour le 18 mai 2018, plus de 6,5 millions de Camerounais vont investir les 26 000 bureaux de vote, repartis sur l’ensemble du territoire national. Ces chiffres seront majorés par les effectifs des Camerounais de l’Etranger enrôlés sur le fichier électoral.