Scandalisés par la révélation du Pan, les services de sécurité craignent des infiltrations des membres de Boko Haram

La capitale Yaoundé, reste fortement secouée par la révélation du président de l’Assemblée nationale (Pan), qui a accusé ce mardi, son aide de camp, de « tentative d’enlèvement, d’incitation au braquage et d’acte de terrorisme».

Du coup, les services de sécurités craignent des infiltrations de quelques membres égarés de la secte islamiste nigériane, complices des ressortissants camerounais, comme le révèle notre contact sécuritaire de premier plan.

Des membres de la secte Boko Haram, ou des complicités de la secte pourraient avoir infiltré le Cameroun, «la révélation du président de l’Assemblée nationale, qui a accusé son aide de camp de tentative d’enlèvement, crée un malaise dans le sérail. Tout le monde pense queBoko Haram Rechercher Boko Haram a des complicités dans notre pays. C’est pourquoi cette accusation nous oblige à mener des enquêtes. Nous allons exploiter tous les détails en notre possession. Mais comme nous le faisions avant, nous continuons d’appeler les populations, à rester vigilantes, à dénoncer tout nouveau visage dans les quartiers», révèle à KOACI, notre source sécuritaire de premier plan, qui souhaite garder l’anonymat.

« Le problème pour les services de sécurité se trouve au niveau des cartes d’identité. De nombreux non camerounais en possèdent. En effet, pour des raisons électoralistes, le président avait décidé de rendre gratuit l’établissement des cartes d’identité, et aujourd’hui, nous sommes dans l’impasse », ajoute la source.

Ce mardi, 16 juin, le Pan,-3e personnalité de l’Etat-, a accusé son aide de camp, le capitaine Bouba Simala, d’ «incitation au braquage, d’actes de terrorisme, de tentative d’enlèvement », des actes que l’intéressé a bien voulu commettre à l’endroit du « président de l’Assemblée nationale », précise l’arrêté de limogeage, qui invite par ailleurs, le ministre de la Défense à prendre toutes les dispositions conformément aux lois et règlements en vigueur dans le pays.

L’aide de camp a été entendu,-contrairement aux informations fournies hier-, par la sécurité militaire et la gendarmerie nationale. Ses conversations auraient été enregistrées, ce qui a motivé lePan Rechercher Pan à limoger,-celui que la presse présente, en plus d’être son garde du corps depuis près de 20 ans, comme son neveu, apprend-on.

L’aide de camp, aurait planifié l’enlèvement du Pan, puis sa remise en liberté, avec à la clé, des négociations qui tournent autour de 2 milliards Fcfa, nous fait savoir notre source.

Depuis mardi, lePan Rechercher Pan s’affiche avec un nouvel aide de camp.

Cavaye Yeguié jette-t-il en pâture son aide de camp, dans un contexte sécuritaire,-fragile-, marqué par toutes sortes de suspicions ? Le Pan, a été la première personnalité du pays à parler des « complicités endogènes » de Boko Haram, lors de la session ordinaire de juin 2014 à l’Assemblée nationale. Peut-être, il veut prouver aux yeux de l’opinion, la véracité de ses accusations, réitérées lors de la session de juin 2015, argumentent certains.

A l’Assemblée nationale, les agents accusent le coup, « il n y a pas de fumée sans feu », souligne une employée de l’Assemblée nationale.

Hasard de calendrier ou pure coïncidence, cette accusation du Pan, intervient après les attentats de N’Djamena,-pas encore revendiqués par Boko Haram-, mais pour lesquels, la police tchadienne commence à interpeller les complicités locales de la secte islamiste nigériane.

Les camerounais retiennent leur souffle et craignent que la secte veuille se venger contre le pays, engagé dans une coalition avec le Tchad pour son éradication.