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Santé: Le Centre des Urgences de Yaoundé connait un déficit de 30 milliards de FCFA après 6 mois d’ouverture

Santé: Le Centre des Urgences de Yaoundé connait un déficit de 30 milliards de FCFA après 6 mois d’ouverture

Pour les responsables du Centre des Urgences de Yaoundé (CURY), c’est à cause de l’insolvabilité de la majorité des patients

Les activités du CURY ont été lancées en juin 2015. Son rôle est de prendre en charge les patients en urgence pour sauver des vies, sans appliquer la notion du paiement avant service qui a déjà coûté la vie à des milliers de camerounais. L’annonce de la mise sur pied de cette infrastructure hospitalière  a laissé plus d’un sceptique.

Pourtant, l’Etat a tenu à ses engagements. Le Centre des Urgences traite vraiment les patients sans se soucier de leur provenance ou encore de leur appartenance sociale. «C’est une violente douleur au bas ventre qui m’a conduite ici. On m’a dit que c’est une grossesse extra-utérine. C’était comme si j’allais mourir. Heureusement, quand je suis arrivée, on m’a bien accueilli et j’ai été opérée sans avoir à débourser un franc. Je vais déjà bien et je leur dit merci», témoigne une patiente satisfaite dans les colonnes duQuotidien Emergence du jeudi 3 novembre 2015.

Toutefois, le CURY connait un déficit de 30 milliards de FCFA après 6 mois d’ouverture. Le directeur général du centre, Louis Joss Bitang à Mafok, justifie ces pertes par l’insolvabilité de certains usagers. La majorité des 4263 patients reçus au CURY sont partis sans payer leurs factures. Il s’agit surtout des accidentés de la circulation, des indigents, des victimes de la justice populaire, des victimes d’AVC, des enfants de la rue, mais aussi des patients de mauvaise foi.

D’après des spécialistes de la santé, «la déontologie voudrait que l’on s’occupe d’abor du malade». Il y’a des patients qui ont besoin de soins et qui ne peuvent sincèrement pas payer lesdits soins de santé, il s’agit en l’occurrence des enfants de la rue. Un médecin retraité ayant requis l’anonymat confie au journal que «l’Etat devrait prendre certaines mesures pour éviter des cas pareils», notamment, l’accès gratuit aux soins de santé de qualité, tel qu’observé à Cuba.

 

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