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Ruben Um Nyobè a son monument

Ruben Um Nyobè a son monument

L’Association Amish Arts l’a dévoilé à l’occasion du 56ème anniversaire de la mort du grand nationaliste camerounais

C’est un ouvrage fait de terre cuite. Il a un poids de 170 kilogrammes. Sa taille est de 2 mètres 10. Il a été monté à l’aide d’une photo en noir et blanc. Il laisse voir Ruben Um Nyobè, le héros de la lutte pour l’indépendance du Cameroun, vêtu d’une chemise et d’un pagne. Le « Mpodol » (porte-parole du peuple, en langue Bassa) est chaussé de souliers en caoutchouc. Dans la main gauche, il a l’arbre de la paix et dans la main droite, des lances. « Ceci est le symbole des armes de chasse. Elles servent à combattre ceux qui veulent nuire à la paix », explique Amidou Nsangou, l’homme qui a construit le monument qui vient d’être décrit.

 

Il est l’un des membres de l’Association Amish Arts à l’origine de la confection de cette œuvre d’art. Elle célèbre à sa manière le 56ème anniversaire de la mort du plus illustre des nationalistes camerounais, tombé sous les balles des forces coloniales françaises le 13 septembre 1958 près de son village natal Boumnyebel. Le monument a été construit durant près de dix mois. Il n’attend plus que d’être érigé dans la ville de Douala. Tout dépend désormais de la Communauté urbaine de Douala. Elle va soumettre la requête des bâtisseurs de l’œuvre d’art à un vote du Conseil municipal.

 

Le monument dédié à Ruben Um Nyobè arrive à un moment où des hommes politiques et des patriotes exigent l’érection de ce type d’ouvrages en souvenir des héros nationaux tels Rudolph Douala Manga Bell, Martin Paul Samba,  Ernest Ouandié ou Ruben Um Nyobè. Nombre d’entre eux dénoncent l’omniprésence des monuments dédiés aux acteurs coloniaux comme le maréchal Leclerc. La statue de ce militaire français a été plusieurs fois malmenée par le « combattant » Camille Mboua Massock et l’activiste André Blaise Essama.