Route Ebebda-Bamenda: La réhabilitation nécessite 130 milliards F Cfa

Selon le ministre des Travaux publics, le gouvernement ne dispose que de 30 milliards.

La réhabilitation de la route Yaoundé-Bafoussam-Bamenda est-elle dans l’impasse ? En tout cas, cet axe qui fait partie des infrastructures routières retenues dans le cadre du Programme spécial de construction et de réhabilitation de certains grands axes routiers et ouvrages d’art du Cameroun (qui compte neuf projets), n’a été refait que sur le tronçon Yaoundé-Ebebda, long de 70 kilomètres. Or, le programme en question, dont la mise en œuvre avait été instruite par le président de la République, date de 2012. Paul Biya avait en effet, autorisé, courant février 2012, le déblocage de la somme de 100 milliards F Cfa, prélevés au guichet entretien du Fonds routier, pour la réalisation en urgence de ce programme. Paul Biya avait pensé à l’époque que, dans la perspective de l’émergence économique du Cameroun, les infrastructures routières devaient être d’un enjeu crucial. Il était aussi question de diminuer le nombre d’accidents de la circulation sur nos axes routiers, accidents le plus souvent liés aux nids de poule.

Au premier rang des routes les plus mortelles, il y avait celle reliant la capitale administrative à Bamenda, en passant par Bafoussam. Sauf que, après avoir réhabilité les 70 premiers kilomètres de cet axe long de 350 km, pour un montant de 27 milliards F Cfa, rien n’a plus jamais été fait par l’entreprise adjudicataire de ce projet, qui n’est autre que Razel. En cause : le problème des financements. Mutations a appris, au cours d’une conférence de presse qu’a donné mardi dernier à Yaoundé, le ministre des Travaux publics, que compte tenu du niveau de dégradation de cette voie, on ne saurait se contenter d’une simple réfection. Et que, pour la réhabilitation du tronçon Ebebda-Bafoussam-Bamenda, il va falloir lever 130 milliards F Cfa supplémentaires. Patrice Amba Salla a expliqué face à la presse que le gouvernement ne dispose jusqu’ici de 30 milliards pour cette route. C’est dire s’il va falloir repartir vers les bailleurs de fonds ou les banques nationales pour obtenir des financements pour ce projet o combien important pour l’économie nationale.