Robert Bapooh Lipot (SG de l’UPC désigné par le gouvernement) : « le très regretté secrétaire général Augustin Frédéric Kodock m’a beaucoup aimé. (…) il apparaît toujours dans mon environnement, et je puis vous dire de manière physique, pour me donner certaines directives »

Le dirigeant ramené à la tête du parti nationaliste par le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji se considère comme l’héritier de ce leader qui s’allia au régime de Paul Biya dès 1992.

Robert Bapoh Lipot était l’invité du programme hebdomadaire de la CRTV-Télé « Actualités hebdo » le 29 juillet 2018. Le député exclu de l’Union des populations du Cameroun (UPC) mais ramené à la fonction de secrétaire général de ce parti par le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji a notamment parlé de son rapport à l’UPC et à son ancien secrétaire général Augustin Frédéric Kodock.

Sur la période à laquelle remonte son militantisme il déclare que bien que n’ayant pas été en exil ou dans le maquis, il n’est « pas un militant de la dernière heure ». Le député élu sous la bannière de l’UPC  dit avoir été encadré par « de grands leaders » à l’instar de Théodore Mayi Matip, ancien compagnon de lutte du héros assassiné Ruben Um Nyobe. Bapooh Lipot rapporte qu’il a été  détecté par Augustin Frédéric  Kodock, le secrétaire général qui fit alliance avec le RDPC de Paul Biya en 1992. Celui-ci l’aurait pris à ses côtés un Bapooh qui se proclame « un vieux militant » depuis la base.

« le très regretté secrétaire général Augustin Frédéric Kodock m’a beaucoup aimé. Je peux même vous dire qu’il m’aime encore. Parce que dans certaines situations où je me sens un peu faible, il apparaît  toujours dans mon environnement, et je puis vous dire de manière physique, pour me donner certaines directives. Il est un saint pour moi. Parce qu’un saint c’est celui que vous pouvez invoquer dans des moments assez difficiles pour qu’il se prononce et qu’il vous apporte son soutien. Et je puis vous assurer que j’ai toujours eu à la fois la protection et le soutien d’Augustin Frédéric Kodock pour gérer le difficile appareil qu’est l’Union des populations du Cameroun ».

Son mentor lui aurait alors tout légué jusqu’à sa sacoche. Une sacoche qui affirme-t-il  contient  les médicaments de feu Augustin Frédéric Kodock. C’est une sacoche « immensément traditionnelle », fait-il valoir expliquant  que bien que ce ne soit pas un plaisir de la porter partout dans le monde, il l’a avec lui par devoir.  Au sujet de l’œuvre du défunt ministre de Paul Biya, le parlementaire affirme qu’il  « a organisé l’approche politique de l’UPC pour participer à la gestion du pouvoir ». Il ne comprend pas que nombre de militants se réclamant de l’UPC pensent toujours que le Cameroun n’est pas réellement indépendant.