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Révélation: Les otages de Lagdo ont été libérés le 7 juillet 2016 par des Centrafricains

Révélation: Les otages de Lagdo ont été libérés le 7 juillet 2016 par des Centrafricains

Le 5 octobre dernier était la première fois où Abakai, le Maire de Lagdo s’exprimait sur l’enlèvement dont il a été victime avec d’autres personnes en date du 19 mars 2015.

Le Tribunal Militaire de Garoua où il a été entendu a eu droit ce jour à des révélations croustillantes. L’une d’entre elles est que les victimes ont été libérées par des Centrafricains. «C’est bien le 7 juillet vers 4h du matin que des hommes lourdement armés ont attaqué le campement où nous étions détenus. Ils nous ont libérés vers 7h30», a-t-il déclaré au Tribunal.

Au cours de son témoignage, le Maire de Lagdo a par ailleurs levé le pan d’un doute au sujet des conditions de leurlibération, précise le quotidien Le Jour édition du 6 octobre 2016. «Le commandant de nos libérateurs a déclaré après deux heures d’échange de coups de feu, vous êtes libres, M. le Maire vous êtes libres. Il a poursuivi en Sango. Nous ne comprenions pas. Il s’est étonné. Vous n’êtes donc pas centrafricains ?», raconte le Maire.

Le Maire a également raconté les évènements qui ont conduit à son enlèvement ainsi que cette de 14 autres personnes le 19 mars 2015. «J’étais venu par bus et train. Je m’apprêtais à prendre un bus quand une amie m’a dit que quatre places avaient été libérées dans un car que les gens de Lagdo avaient loué. J’ai décidé de me joindre à eux par convivialité. J’ai payé le transport à cinq personnes. Cinquante mille francs CFA», a-t-il dit au Tribunal. C’est donc comme ça qu’ils sont partis de Bertoua dans «un véhicule brinquebalant». Vers 23h une fusillade survient nourrie par une cinquantaine de personnes lourdement armées. Le Maire et ses compagnons sont enlevés et conduits vers la Centrafrique. La suite, on la connait.

Du témoignage du Maire de Lagdo, on a pu remarquer une animosité manifeste pour le Sous-préfet. Partant du fait que celui-ci avait brutalement rejeté la demande des ravisseurs, les exposant de ce fait à la mort. «Mais le Sous-préfet dont la maison est en face de la mienne n’a jamais daigné traverser la route pour réconforter ma famille qu’il connait bien», a-t-il souligné.

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