Réseau routier d’Afrique: des experts proposent des péages et pesages communs

Des spécialistes de sept pays africains sont réunis depuis mardi à Yaoundé dans le cadre de la 9ème réunion du groupe focal Afrique centrale de l’Association des Fonds d’entretien routier africains

 

La 9ème réunion du groupe focal Afrique centrale de l’Association des Fonds d’entretien routier africains (Afera) s’est ouverte mardi, 11 août 2015, dans la capitale camerounaise, Yaoundé, sous la présidence du secrétaire d’Etat auprès du ministre des Travaux publics, Hans Nyetam Nyetam.

Venus des sept pays d’Afrique, notamment la RDC, le Bénin, le Tchad, le Burundi, la République centrafricaine, le Gabon et le Congo, les experts de la route, qui prennent part à cette rencontre de trois jours, évaluent l’état du réseau routier, et cherchent, entre autres, des opportunités et stratégies utiles pour la préservation des routes.

Comment rendre efficace l’entretien routier, en particulier dans les corridors permettant l’intégration sous-régionale? En mettant en place des péages communs et en favorisant la création de pesages routiers autour de ces corridors, ont répondu les spécialistes. L’objectif de cette proposition est de freiner les surcharges et de s’assurer que le réseau routier ne s’abimera pas plus rapidement que prévu.

Seulement, de l’avis des participants réunis à Yaoundé autour du thème: «Viabilité des infrastructures de transport et intégration régionale en Afrique centrale: défis et réalités, les besoins financiers en entretien sont encore insuffisants et le recouvrement des fonds difficile. Seulement 40% des besoins ont pu être couverts jusqu’ici à travers toute l’Afrique.

 

Une route au Cameroun.

L’autre difficulté qui compliquerait la tâche, d’après eux, c’est qu’une bonne partie des routes en Afrique est en terre. D’où la création, dans un premier temps, du Fonds routier dans les pays concernés, a justifié Hans Nyetam Nyetam. Selon lui, les gouvernements et les bailleurs de Fonds ont voulu assurer l’amélioration de l’état des réseaux routiers respectifs à travers une prise en charge spécifique.

Le secrétaire d’Etat a également décliné les trois piliers sur lesquels s’appuie le Cameroun en matière de Fonds routier. Il y a d’abord la loi portant création de cette institution qui protège le patrimoine routier national, ensuite l’accès permanent aux ressources, et enfin, le respect des principes de gouvernance.

Les projets financés par le Fonds routier du Cameroun ont également été évoqués. Notamment la route nationale N°2, Yaoundé-Mbalmayo-Ebolowa, financée dans le cadre du programme spécial d’urgence et le projet de construction de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen.

Pour le directeur général du Fonds routier au Burundi, Chantal Baringuvu, la rencontre de Yaoundé a pour but de permettre d’adopter et d’améliorer la méthode managériale et la gestion des ressources allouées pour cette cause.