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Rentrée scolaire 2017: Comment Paul Biya veut préserver les régions anglophones d’une année blanche

Rentrée scolaire 2017: Comment Paul Biya veut préserver les régions anglophones d’une année blanche

Pour plus de 370 millions FCFA, une opération de sécurisation constituée de 400 policiers et gendarmes est prévue dès le 4 septembre prochain.

Actes de vandalisme, destructions de biens publics, incendies des marchés et établissements scolaires, violences sur des élèves, grèves des enseignants et autres. Voià rendues en quelques mots les difficultés auxquelles font face les populations des régions du Nord-ouest et Sud-ouest depuis plusiuers mois. A l’aube de la prochaine rentrée scolaire qui débute le 4 septembre prochain, Jean Baptiste Bokam, Secrétaire d’Etat à la Défense (SED) chargé de la Gendarmerie a mis sur pied une opération de sécurisation de la rentrée scolaire baptisée OPS SERESCO 17/18, peut-on lire dans le quotidien Le Messager du mardi 29  août 2017.

A en croire le SED, cette opération est une instruction du Chef de l’Etat qui a pour objectif de renforcer la sécurité autour des établissements scolaires dans la partie anglophone du pays, afin de sauver la reprise des classes et d’éloigner le spectre d’une année blanche. Ainsi, en plus des 956 hommes chargés de sécuriser ces régions, des renforts supplémentaires de 400 hommes ont été déployés depuis le 26 aout dernier au Nord-ouest et Sud-ouest. Ce sont au total 1359 éléments de forces de maintien de l’ordre 128 jours, environ cinq mois qui seront chargés  d’y maintenir l’ordre et la sécurité.

A côté de cela, ces précautions sont également renforcées suite à  découverte d’un bunker tenu par des terroristes dans la localité de Mbengwui (Nord-ouest). Mais auparavant, cinq individus avaient été interpellés dont Dasi Alfred Ngyah, le leader, se préparait  à prendre d’assaut un barrage de police.

Le quotidien rapporte par ailleurs que ladite opération va coûter la bagatelle de 370 460 000 FCFA au Trésor public. Une autre opération qui va davantage saler la note des pouvoirs publics, engagés dans une lutte sans merci contre l’insécurité depuis des années. A titre d’exemple,  la guerre contre Boko Haram pour laquelle le Gouvernement camerounais a déjà dépensé entre 180 et 340 milliards de FCFA.

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