Rentrée sans accidents: la gendarmerie satisfaite

Depuis le début du mois de septembre, le taux d’accidents de la route a diminué de 90%.

Du 5 au 13 septembre 2015, les larmes et le sang n’ont pas coulé sur les grands axes routiers de la région du Centre. Que ce soit sur la nationale N° 3 (Yaoundé-Douala), sur la nationale N° 10 (Yaoundé-Bertoua) ou encore sur l’axe Yaoundé-Bafoussam, aucun accident de la circulation n’a été enregistré. Ce résultat est le fruit des efforts de la gendarmerie nationale. Elle a lancé au début du mois de septembre, une opération spéciale baptisée : « Rentrée scolaire sans accidents ».

Des équipes de contrôles routiers, conduites par les officiers supérieurs de la gendarmerie, se sont installées dans plusieurs localités se trouvant sur les axes réputés dangereux. Il est question pour les pandores de sensibiliser les automobilistes et les passagers. A l’arrêt d’un véhicule, les éléments de la gendarmerie donnent des conseils aux personnes à bord. « Evitez la surcharge, n’acceptez pas les mauvais dépassements et n’encouragez pas le conducteur à rouler vite ». Voilà entre autres, les prescriptions faites aux usagers. Aux conducteurs, il est demandé de ne pas prendre d’alcool, de bien se reposer et de s’assurer que le véhicule est en bon état avant de prendre la route. Selon le colonel Ntyam Miché qui était sur le terrain samedi avec ses éléments, les mesures prises par le haut commandement visant à réduire le taux d’accidents pendant la période de rentrée scolaire ont été appliquées. « Le taux d’accidents, jusqu’au soir du 13 septembre, a été réduit de 90% », précise-t-il. « Je ne saurai condamner cette initiative de la gendarmerie. Leurs conseils sauvent des vies », déclare un passager, qui fait savoir que ces derniers jours, les chauffeurs sont de plus en plus conscients.

Cependant, malgré la présence du gendarme sur la route et des amendes qu’on paie, il existe encore des conducteurs véreux. « Nous n’allons pas baisser la garde. Ceux qui font encore la sourde oreille. Ils seront sévèrement punis », martèle le colonel Ntyam.